Les révoltés de la Scop SeaFrance auront tenu plus de deux mois pour obtenir un résultat très éloigné des objectifs exprimés au début de la crise. (Photo Alain Simoneau)
Les révoltés de la Scop SeaFrance auront tenu plus de deux mois pour obtenir un résultat très éloigné des objectifs exprimés au début de la crise. (Photo : Alain Simoneau)

MyFerryLink : fin de crise en vue pour ce mercredi

Les deux navires d’Eurotunnel, les Berlioz et Rodin, occupés depuis le 29 juin par les anciens marins de MyFerryLink, devraient être libérés mercredi 2 septembre à 9 h. Cette sortie de crise est rendue possible par la signature d’un protocole d’accord entre l’ensemble des acteurs du dossier lundi 31 août.

C’est peu avant 20 h, lundi soir, que le secrétaire d’État aux Transports Alain Vidalies, a annoncé la signature de ce protocole d’accord conclu à Paris, sous son égide, à l’issue d’une ultime journée de négociations qui avait débuté à 10 h du matin.

Selon le secrétaire d’Etat, DFDS et Eurotunnel  proposent la création de 402 emplois pour reclasser les 487 salariés de la Scop SeaFrance, qui armait les navires appartenant à Eurotunnel sous la marque MyFerryLink.

DFDS confirme le chiffre de 202 postes. Au moment où nous écrivons, nous ne saurions dire si l’armateur danois a pris des engagements plus avantageux pour les ex-MyFerryLink quant aux classements, et à la structure de ces offres. Eurotunnel s’engage donc sur 200 postes.

Le secrétaire d’État affirme également qu’une solution a été trouvée pour « le versement d’une indemnité transactionnelle pour les salariés sans emploi au 1er janvier 2016 ». Ce qui mérite pour le moins explication.

Enfin, les discussions « ont permis de dégager des moyens nécessaires pour le paiement par le liquidateur des salaires du mois d’août », ajoute le secrétaire d’État, sans préciser si la question du solde de tout compte est réglée.

Le liquidateur ayant indiqué que la Scop n’a plus de trésorerie, il faut bien qu’Eurotunnel se soit engagé à régler le solde manquant. Les AGS, déjà échaudées par un contentieux avec l’actionnaire de la défunte SeaFrance, ne signeront probablement pas de chèque sans contrepartie.

Cet accord intervient après un dernier épisode de blocage du port de Calais et une manifestation à Amiens de près de 80 salariés de la Scop SeaFrance devant le siège des AGS, le régime de garantie des salaires qui traite leur dossier pour obtenir leur solde de tout compte.