Euronor veut susciter des vocations de marins via les réseaux sociaux

Le métier de matelot à la pêche hauturière reste très attractif. L’armateur boulonnais Euronor, bientôt confronté à un nécessaire renouvellement des équipages de six chalutiers, souhaite susciter des vocations de marins. Pour cela, il diffuse sur les réseaux sociaux des vidéos pour séduire les jeunes.

« 30 % de nos 130 marins vont partir à la retraite dans les années à venir », explique Bruno Leduc, attaché de direction d’une entreprise qui recherche presqu’en permanence des marins : matelots, cuistots, mécaniciens, technicien baadériste (filetage mécanique sur les chalutiers surgélateurs), officiers de pont ou de passerelle…

« La mer, c’est intéressant financièrement, assure Gontran Mionnet, capitaine de pêche. On gagne, en tant que simple matelot, deux à trois plus qu’un ouvrier à terre. » Et l’armement offre de belles perspectives de carrière et des promotions rapides, pour qui a le goût de l’aventure. En une quinzaine d’années, Gontran a gravi tous les échelons. « Matelot, j’ai passé mon brevet de lieutenant, puis celui de capitaine de pêche après une formation de dix mois », confirme-t-il. Aujourd’hui, il assure des marées à la barre du Cap Saint-Georges, un chalutier hauturier de 44 mètres. « On aide chaque profil à se former en interne pour pouvoir évoluer », assure Blandine Lassalle, chargée des ressources humaines dans l’armement.

Benoît LOBEZ

Euronor promet des salaires attractifs. Ici, à bord de l’« André-Leduc ». (Photo : Benoît Lobez)
Euronor promet des salaires attractifs. Ici, à bord de l’« André-Leduc ». (Photo : Benoît Lobez)