• Antonia Leroy, Stéphane Vrignaud et Stéphanie Mathey débattent des moyens de lutte contre la pêche illégale. (Photo : Thierry Nectoux)
    Antonia Leroy, Stéphane Vrignaud et Stéphanie Mathey débattent des moyens de lutte contre la pêche illégale. (Photo : Thierry Nectoux)
  • Le numéro d’avril de « PdM » est exceptionnellement en accès libre, et bilingue.
    Le numéro d’avril de « PdM » est exceptionnellement en accès libre, et bilingue.

Pêche illégale : un combat sans fin ?

Mieux lutter contre la pêche illégale sera l’un des grands défis abordé au Seafood, salon international des produits de la mer qui ouvre ses portes mardi 25 avril à Bruxelles. Les États, ONG, agences internationales et professionnels obtiennent des résultats en combattant toutes les racines de la pêche illégale, observent nos confrères de PdM (Produits de la mer).

Ils rendent comptent dans leur dernier numéro d’un débat sur ce fléau. « La pêche illégale a lieu partout dans le monde », souligne Antonia Leroy, chargée des questions de lutte contre la pêche illégale à l’OCDE, mais « il est possible de réduire radicalement la pêche INN en suivant les réseaux financiers pour trouver les bénéficiaires finaux ».

L’Union européenne a mis en place des mesures drastiques et depuis 2010 ses États membres ont refusé plus de 200 lots à l’import, issus de la pêche illégale. Aux États-Unis, « l’approche basée sur le risque paraît efficace », témoigne Stéphane Vrignaud, représentant européen de la Noaa, agence fédérale du département du commerce américain. Leur système diffère des certificats de captures européens, mais « nous travaillons beaucoup avec l’Agence européenne de contrôle des pêches basée à Vigo », souligne-t-il.

La coopération internationale est primordiale. Un célèbre chalutier pirate, le Thunder, a fini par se saborder après une traque où il s’est vu refuser l’accès aux ports, les uns après les autres. C’est d’ailleurs ce que prévoit l’accord international de la FAO contre la pêche illégale, ratifié par 30 pays et l’Union européenne. « Identifier la pêche illégale nécessite un gros travail d’enquête mais les résultats sont trop rarement portés à la connaissance des consommateurs », observe Stéphanie Mathey, chargée de mission à l’ONG Seaweb Europe, devenue Ethic Ocean, qui a participé à l’élaboration d’un Guide à l’usage des professionnels pour lutter contre la pêche illégale. Black fish, corruption et fraude économique, trafics d’êtres humains et de drogue, naviguent souvent sur un même bateau.

Pour saisir la complexité de ces enjeux, il faut lire la retranscription intégrale de ce débat dans PdM, exceptionnellement en accès libre et bilingue pour le Seafood. Ce numéro propose aussi un focus sur le Donegal (Irlande), un reportage à La Turballe, des dossiers surimi et maquereau…

Accès au numéro d’avril de « PdM » et au site internet de la revue

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