Le navire d’exploration sismique « Oceanic Vega », l’un des plus récents de la flotte de CGG. (photo  DR)
Le navire d’exploration sismique « Oceanic Vega », l’un des plus récents de la flotte de CGG. (Photo : DR)

Sismique : CGG réduit sa flotte à cinq navires

La descente aux enfers se poursuit pour CGG. Le groupe français spécialisé dans les études sismiques a annoncé le jeudi 5 novembre une perte nette trimestrielle de 1,074 milliard de dollars. D’où de nouvelles mesures pour faire face à la réduction des budgets d’exploration des compagnies pétrolières. L’une d’elles est la réduction à cinq navires de sa flotte sismique.

Trois navires ont été désarmés dès la fin octobre, trois autres le seront d’ici la fin du deuxième trimestre 2016. Cette flotte réduite à cinq navires sera dédiée pour les deux tiers aux études multiclients. CGG avait encore 18 navires en 2013, une flotte passée à 13 navires en 2014. Une réduction de deux unités était à nouveau intervenue courant 2015.

CGG explique que cette réduction de flotte permettra de ramener l’activité d’acquisition de données contractuelles à moins de 15 % du chiffre d’affaires consolidé, « réduisant ainsi l’exposition du groupe à cette activité cyclique, très concurrentielle et fortement consommatrice en capitaux ». Le nombre de marins embarqués va être drastiquement réduit, passant de 620 à 310, selon le syndicat CGT de CGG. Ces marins sont employés par deux sociétés d'armement en partenariat avec Louis Dreyfus Armateurs (GeofieLD) et le groupe norvégien Eidesvik (CGGEidesvik Shipmanagement AS), qui comptent cinq navires chacune, un onzième navire étant propriété du norvégien Volstad. Trois des navires de GeofieLD (Geo Caribbean, Oceanic Phoenix et Oceanic Challenger) sont actuellement à l'arrêt à Dunkerque. 

 

 310 départs en France

 

Autre mesure radicale, CGG annonce une réduction supplémentaire de 930 emplois dans le groupe au niveau mondial. Les réductions d’effectifs concernent pour la première fois la France. 310 suppressions d’emplois sont prévues, dont 189 au siège de Massy-Palaiseau. La filiale Sercel France, qui fabrique des équipements de prospection, est touchée. On évoque la suppression d’une centaine d’emplois et la fermeture des sites des Ulis et de Toulon.

Le groupe s’était déjà séparé de 25 % de ses effectifs en deux ans. Ceux-ci sont passés de 10 000 salariés en 2013 à 7 600 à la fin août.

 

 


Réactions

 

Les réactions aux mesures annoncées par CGG ne se sont pas fait attendre. Ainsi les élus du comité d'entreprise du groupe, le syndicat maritime Bretagne-océans CFDT et le député Arnaud Leroy ont très rapidement fait connaître leurs positions. À lire en PDF ci-dessous.