Les élèves en bac pro pêche peuvent désormais poursuivre après le bac pour décrocher un BTS, voire continuer ensuite à l’ENSM.  (Photo : Hélène Scheffer)
Les élèves en bac pro pêche peuvent désormais poursuivre après le bac pour décrocher un BTS, voire continuer à l’ENSM. (Photo : Hélène Scheffer)

Les BTS maritimes ont réussi leur ancrage

Ouverts l’an dernier, les BTS maritimes semblent tenir leurs promesses. Ils font quasiment le plein pour leur deuxième promo, portant le nombre total d’élèves dans les douze lycées maritimes de 1 804 à 1 854. Et le pari d’associer « pêche » et « gestion de l’environnement marin » en une formation s’avère pertinent.

Le Comité national des pêches en est à l’origine. « La pêche s’inscrit aujourd’hui dans un cadre complexe, explique son président, Gérard Romiti. Économiquement, avec la mondialisation ; juridiquement, avec la politique commune de la pêche. Et avec des attentes environnementales fortes. Le pêcheur doit disposer d’outils pour appréhender ces enjeux. » Pour mieux partager avec les scientifiques sa connaissance empirique, et composer avec de nouveaux voisins : énergies marines, extraction de granulats, aires marines protégées… Quitte à saisir des opportunités liées à ces nouveaux usages grâce à une plus grande polyvalence.

« La mayonnaise a bien pris, confirme Michel Tudesq, directeur du lycée de Sète. Tous nos jeunes ont adhéré à ce projet de formation très axé sur la gestion de l’environnement, c’est une vraie bonne surprise. » Deux profils se dessinent : de futurs pêcheurs avec compétence environnementale et « des techniciens qui travailleront dans les parcs marins, les institutions, les organismes professionnels ou scientifiques, et qui connaîtront bien la pêche. On est à la confluence des deux ». La variété de leurs stages l’illustre.

Ensuite ? Beaucoup des élèves de BTS sont tentés par la poursuite de leur cursus, surtout à l’ENSM. Elle pourra en accueillir un sur deux, mais sur dossier.

 

À lire notre dossier de 5 pages consacré à la rentrée 2015 (lycées maritimes et ENSM) dans l’édition papier du « marin » du 11 septembre.