La première plate-forme, prévue pour 2016, se situerait dans les eaux territoriales et la seconde, un peu plus loin dans la Zone économique exclusive (ZEE).
La première plate-forme, prévue pour 2016, se situerait dans les eaux territoriales et la seconde, un peu plus loin dans la Zone économique exclusive (ZEE).

Var : Ségolène Royal bloque le centre d’essai en mer profonde Abyssea

Le projet de centre d’expertise et d’essais en mer profonde (CEEMP) des parages de l’île du Levant, connu sous le nom d’Abyssea, est dans l’attente. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a stoppé la procédure, le mardi 9 décembre.

« J’ai demandé au conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) d’étudier un autre lieu d’implantation, a-t-elle indiqué. Dans l’attente des résultats de cette expertise, je demande de ne pas poursuivre la procédure d’autorisation. »

Soutenu par le pôle Mer Méditerranée, notamment, ce projet est porté par Abyssea, société basée à La Seyne-sur-Mer et présidée par Yves Chardard, ancien de la Comex. Ce centre d’expérimentation serait composé de deux plates-formes immergées à 1 300 et 2 400 mètres, qui serviraient à des essais et des tests de matériels offshore et permettraient de valider équipements et procédures d’exploration et d’exploitation à de grandes profondeurs. La première plate-forme, prévue pour 2016, se situerait dans les eaux territoriales et la seconde dans la Zone économique exclusive (ZEE).

En annonçant ce sursis, la ministre répond à la levée de boucliers des élus du littoral, des écologistes et des personnels du parc national de Port-Cros. Ainsi, la députée européenne écologiste (EELV) Michèle Rivasi avait adressé le samedi 5 une lettre au commissaire enquêteur, Bertrand Nicolas. Elle y contestait l’implantation au sein du sanctuaire Pelagos et en partie en site Natura 2000, qui serait source de perturbation pour l’écosystème.

Gil Bernardi, maire UMP de la commune du Lavandou, a aussi fait adopter à l’unanimité une motion contre le projet.