En marge de cette annonce, la ministre a signé une convention de soutien à la création d’une station d’avitaillement GNL au port de Dunkerque. (Photo : Alain Simoneau)
En marge de cette annonce, la ministre a signé une convention de soutien à la création d’une station d’avitaillement GNL au port de Dunkerque. (Photo : Alain Simoneau)

Ségolène Royal accélère le 3e appel d’offres éolien devant Dunkerque

La ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer Ségolène Royal a ouvert le vendredi 9 décembre la procédure de dialogue concurrentiel de l’appel d’offres pour la construction d’un parc éolien en mer au large de Dunkerque. Avec la ferme volonté d’aboutir.

« Ce projet doit se faire », a-t-elle martelé, car il s’inscrit dans « un retour à des objectifs ambitieux », la réalisation d’ici à 2023 de 6 000 mégawatts (MW) d’éolien posé au large des côtes françaises, « en plus des 3 000 MW déjà attribués »« Il est très important que la France garde de la visibilité sur cette filière », a-t-elle précisé, répondant ainsi aux critiques de lenteur et d’hésitation adressées au gouvernement.

 

Des oppositions demeurent

 

S’agissant de Dunkerque, les oppositions sont vives, qu’il s’agisse des pêcheurs ou des dockers, curieusement appuyés par le président du conseil régional Xavier Bertrand. De son côté, le préfet maritime Pascal Ausseur avait réaffirmé l’obligation de se tenir à au moins 5 milles du DST (dispositif de séparation de trafic) du pas de Calais. « C’est justement le rôle de cette nouvelle procédure de dialogue compétitif de soulever les objections avant que le projet ne soit arrêté », répond Ségolène Royal, rappelant en outre que les procédures de recours judiciaire sont désormais centralisées à Nantes.

Une première carte du projet avait été publiée début juillet, couvrant un très vaste territoire de 180 km2, qui avait causé l'émoi au port de Dunkerque, car il mettait en jeu les accès au port. Une nouvelle carte sera bientôt publiée. De bonnes sources, le nouveau territoire serait limité à 78 km2, ne s’approcherait pas à moins de 10 km des côtes, ni à moins de 5 milles du DST. La zone de pêche restant concernée, des compensations seraient proposées aux pêcheurs. Une telle surface pourrait permettre l’implantation d’un parc d’une puissance proche de 500 MW, suffisante pour intéresser les développeurs.

Alain SIMONEAU