• Les halieutes sont insérés dans de nombreuses structures de la pêche et l’aquaculture, voire dans des filières les environnant. En images, extraits des témoignages d’halieutes et de responsables de la filière. (Photos : Solène Le Roux)
    Les halieutes sont insérés dans de nombreuses structures de la pêche et l’aquaculture, voire dans des filières les environnant. En images, extraits des témoignages d’halieutes et de responsables de la filière. (Photos : Solène Le Roux)
  • Guy Fontenelle, professeur à Agrocampus ouest. « Créer cette école ne fut ni un long fleuve tranquille ni une mer d’huile !  C’est le fruit d’un visionnaire pragmatique, Emile Postel, et d’un agronome entêté, Marcel Sainclivier. Il a fallu convaincre pour que la formation s’impose, et résister aux tentatives de changer l’halieutique en formation d’aquaculture intensive. »
    Guy Fontenelle, professeur à Agrocampus Ouest. « Créer cette école ne fut ni un long fleuve tranquille ni une mer d’huile ! C’est le fruit d’un visionnaire pragmatique, Émile Postel, et d’un agronome entêté, Marcel Sainclivier. Il a fallu convaincre pour que la formation s’impose, et résister aux tentatives de changer l’halieutique en formation d’aquaculture intensive. »
  • Grégoire Thomas, directeur d’Agrocampus Ouest. « La formation s’est frayé une place, c’est la seule agro bleue, connue et reconnue, dans la pêche et l’aquaculture. Cette petite formation en quelques décennies a irrigué tout le secteur, dans toutes ses composantes. »
    Grégoire Thomas, directeur d’Agrocampus Ouest. « La formation s’est frayé une place, c’est la seule agro bleue, connue et reconnue, dans la pêche et l’aquaculture. Cette petite formation en quelques décennies a irrigué tout le secteur, dans toutes ses composantes. »
  • Pierre Karleskind, océanographe de formation, vice-président de la région Bretagne en charge de la mer : « Les poissons, c’est compliqué. Ça implique des études longues et techniques pour étudier les interactions importantes, le comportement du vivant. Il faut des modèles, mais la gestion durable des ressources ne peut se faire que si sur le terrain il y a les capacités à intégrer ces éléments. Les halieutes jouent un rôle d’interface entre les professionnels et les institutions publiques. »
    Pierre Karleskind, océanographe de formation, vice-président de la région Bretagne en charge de la mer : « Les poissons, c’est compliqué. Ça implique des études longues et techniques pour étudier les interactions importantes, le comportement du vivant. Il faut des modèles, mais la gestion durable des ressources ne peut se faire que s’il y a sur le terrain les capacités à intégrer ces notions. Les halieutes jouent un rôle d’interface entre les professionnels et les institutions publiques. »
  • Philippe Cury, promotion 1980, directeur de recherche à l’IRD (Institut de recherche et développement). « Conseils aux jeunes chercheurs : il faut défendre ses idées– on m’avait déconseillé de travailler sur l’approche écosystémique ! – faire preuve d’innovation, développer une communauté scientifique autour de soi car on se fait aussi des ennemis. L’engagement du chercheur est aujourd’hui nécessaire. Les liens entre éthique, équité et pêcheries seront de plus en plus présents. »
    Philippe Cury, promotion 1980, directeur de recherche à l’IRD (Institut de recherche et développement). « Conseils aux jeunes chercheurs : il faut défendre ses idées – on m’avait déconseillé de travailler sur l’approche écosystémique ! –, faire preuve d’innovation, développer une communauté scientifique autour de soi car on se fait aussi des ennemis. L’engagement du chercheur est aujourd’hui nécessaire. Les liens entre éthique, équité et pêcheries seront de plus en plus présents. »
  • Clara Ulrich, promotion 1996, professeur à l’université au Danemark après une thèse sur les pêcheries mixtes de la Manche, et depuis 2016 présidente du CSTEP. « Je vais du pêcheur au commissaire européen, du nord au sud. En apportant des faits, des connaissances, de l’expertise, on a un grand rôle à jouer dans le dialogue et la concertation politique. Et on voit en quelques années les effets des actions positives. Un grand chantier : appliquer la PCP 2013, à horizon 2020, très ambitieuse. »
    Clara Ulrich, promotion 1996, professeur à l’université au Danemark après une thèse sur les pêcheries mixtes de la Manche, et depuis 2016 présidente du CSTEP. « Je vais du pêcheur au commissaire européen, du nord au sud. En apportant des faits, des connaissances, de l’expertise, on a un grand rôle à jouer dans le dialogue et la concertation politique. Et on voit en quelques années les effets des actions positives. Un grand chantier : appliquer la très ambitieuse PCP 2013 à l’horizon 2020. »
  • Romain Fageot, promotion 2008, gère l’exploitation des navires à la Scapêche. « On gère des quotas annuels avec des navires prévus pour 20 ans. Il faut imaginer la gestion des pêches future. Notre pari : on aura du poisson dans les eaux européennes en 2050, à condition de ne pas renouveler les erreurs du passé. Avec la gestion au RMD, les rendements vont augmenter, sans prélever beaucoup plus. Il y aura besoin d’halieutes pour expliquer qu’il y a du poisson partout sans pouvoir le pêcher ! »
    Romain Fageot, promotion 2008, gère l’exploitation des navires à la Scapêche. « On gère des quotas annuels avec des navires prévus pour 20 ans. Il faut imaginer la gestion des pêches future. Notre pari : on aura du poisson dans les eaux européennes en 2050, à condition de ne pas renouveler les erreurs du passé. Avec la gestion au RMD, les rendements vont augmenter, sans prélever beaucoup plus. Il y aura besoin d’halieutes pour expliquer qu’il y a du poisson partout sans pouvoir le pêcher ! »
  • Mathieu Colléter, promotion 2010, a travaillé sur la reconstitution des captures mondiales (Sea around us) et l’océan du futur et le changement climatique (Nereus), fait un master de politique environnementale à Science Po. « Les aires de répartition des stocks vont bouger, comme déjà le merlu et le hareng, mettant à mal les plans de gestion. On prédit -20 % à -30 % de potentiel de capture dans l’Atlantique nord-est en 2050, il faut gérer les stocks pour avoir une grande résilience. »
    Mathieu Colléter, promotion 2010, a travaillé sur la reconstitution des captures mondiales (Sea around us) et l’océan du futur et le changement climatique (Nereus), fait un master de politique environnementale à Sciences Po. « Les aires de répartition des stocks vont bouger, comme déjà le merlu et le hareng, mettant à mal les plans de gestion. On prédit -20 % à -30 % de potentiel de capture dans l’Atlantique nord-est en 2050, il faut gérer les stocks pour avoir une grande résilience. »
  • Morgane Travers, promotion 2004, chercheur à l’Ifremer Boulogne. « Il faut anticiper les surprises, détecter les signaux de changement, comme l’arrivée des gélatineux. Et faire attention aux implications si on prélève les premiers maillons de la chaîne alimentaire. Les Norvégiens font des galettes de copépodes pour la cosmétologie. Veut-on pêcher pour l’alimentation ou pour ces usages ? »
    Morgane Travers, promotion 2004, chercheuse à l’Ifremer Boulogne. « Il faut anticiper les surprises, détecter les signaux de changement, comme l’arrivée des gélatineux. Et faire attention aux implications si on prélève les premiers maillons de la chaîne alimentaire. Les Norvégiens font des galettes de copépodes pour la cosmétologie. Veut-on pêcher pour l’alimentation ou pour ces usages ? »
  • Patrick Daniel, promotion 1991, fonctionnaire à la direction de la pêche à la Commission européenne. « Il faut se coltiner la complexité des écosystèmes pour bâtir de bonnes politiques publiques. C’est souvent difficile pour les gestionnaires de bien comprendre ce qui arrive de l’expertise scientifique, les halieutes font bien l’interface pour conforter cette compréhension. Il n’y en a pas assez dans les institutions européennes. Investissez le champ international. »
    Patrick Daniel, promotion 1991, fonctionnaire à la direction de la pêche à la Commission européenne. « Il faut se coltiner la complexité des écosystèmes pour bâtir de bonnes politiques publiques. C’est souvent difficile pour les gestionnaires de bien comprendre ce qui arrive de l’expertise scientifique, les halieutes font bien l’interface pour conforter cette compréhension. Il n’y en a pas assez dans les institutions européennes. Investissez le champ international. »
  • Frédéric Gueudar Delahaye, directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture. « Les futurs cadres du secteur devront trouver les solutions pour produire plus et mieux, limiter les pertes tout au long de la chaîne de valeur : sélectivité des engins, baisse de la mortalité aquacole… Le secteur doit aussi intégrer les attentes de la société en durabilité. Il a déjà fait des efforts en gestion des stocks, il y a de nombreux défis au-delà : réseau des AMP, usages, lutte contre la pollution, gouvernance cohérent
    Frédéric Gueudar Delahaye, directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture. « Les futurs cadres du secteur devront trouver les solutions pour produire plus et mieux, limiter les pertes tout au long de la chaîne de valeur : sélectivité des engins, baisse de la mortalité aquacole… Le secteur doit aussi intégrer les attentes de la société en durabilité. Il a déjà fait des efforts en gestion des stocks, il y a de nombreux défis au-delà : réseau des AMP, usages, lutte contre la pollution, gouvernance cohérente en haute mer… »
  • Hubert Carré, directeur général du Comité national des pêches et des élevages marins (CNPMEM). « La gestion des pêches a longtemps été une affaire de juristes. Puis on a eu besoin de mieux comprendre les avis scientifiques, rapprocher pêcheurs et chercheurs, et ensuite d’intégrer l’environnement. Aujourd’hui au CNPMEM il y a 75 % d’halieutes et 25 % de juristes. Vous trustez toutes les instances et créez du lien, primordial pour une gestion intelligente des ressources marines. »
    Hubert Carré, directeur général du Comité national des pêches et des élevages marins (CNPMEM). « La gestion des pêches a longtemps été une affaire de juristes. Puis on a eu besoin de mieux comprendre les avis scientifiques, rapprocher pêcheurs et chercheurs, et ensuite d’intégrer l’environnement. Aujourd’hui au CNPMEM il y a 75 % d’halieutes et 25 % de juristes. Vous trustez toutes les instances et créez du lien, primordial pour une gestion intelligente des ressources marines. »
  • Stéphane Ralite, promotion 1992, chef de marchés aquaculture, groupe Lallemand. « L’aquaculture est un eldorado, il suffit de voir l’intérêt des investisseurs. Ce marché très international a un énorme besoin de technicité, et la structuration des filières est déterminante. Pour être compétitif l’innovation est vitale. L’ingénieur de demain sera pragmatique, international, avec de fortes capacités d’adaptation et d’apprentissage. Et surtout, passionné ! »
    Stéphane Ralite, promotion 1992, chef de marchés aquaculture, groupe Lallemand. « L’aquaculture est un eldorado, il suffit de voir l’intérêt des investisseurs. Ce marché très international a un énorme besoin de technicité, et la structuration des filières est déterminante. Pour être compétitif, l’innovation est vitale. L’ingénieur de demain sera pragmatique, international, avec de fortes capacités d’adaptation et d’apprentissage. Et surtout, passionné ! »
  • Éric Marissal, promotion 1982, PDG de l’écloserie de coquillages Grainocéan international. « L’avenir de l’aquaculture passera par les mollusques, le potentiel est énorme. Il faut passer de l’artisanat à l’industrie, par la domestication : sélection génétique, innovation technique, prophylaxie… Le top 5 : huître, huître perlière, moule, pectinidés et palourde. Mais face à nous, ici, des opposants se servent du 1 000 feuilles réglementaire. Allez-y, mais oubliez la France… »
    Éric Marissal, promotion 1982, PDG de l’écloserie de coquillages Grainocéan international. « L’avenir de l’aquaculture passera par les mollusques, le potentiel est énorme. Il faut passer de l’artisanat à l’industrie, par la domestication : sélection génétique, innovation technique, prophylaxie… Le top 5 : huître, huître perlière, moule, pectinidés et palourde. Mais face à nous, ici, des opposants se servent du millefeuille réglementaire. Allez-y, mais oubliez la France… »
  • Marine Levadoux, promotion 1999, directrice du Cipa (Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture). « L’aquaculture est une nécessité, elle croît vite à l’international. Les enjeux environnementaux et sanitaires, justifiés, sont intégrés depuis longtemps par l’aquaculture française. Il faut faire confiance à ce secteur, sa compétence, son expertise, sa capacité à progresser, qu’elle devienne une activité normale avec une réglementation donnant de la visibilité. »
    Marine Levadoux, promotion 1999, directrice du Cipa (Comité interprofessionnel des produits de l’aquaculture). « L’aquaculture est une nécessité, elle croît vite à l’international. Les enjeux environnementaux et sanitaires, justifiés, sont intégrés depuis longtemps par l’aquaculture française. Il faut faire confiance à ce secteur, sa compétence, son expertise, sa capacité à progresser, qu’elle devienne une activité normale avec une réglementation donnant de la visibilité. »
  • Laura-Mars Hénichart, promotion 2007, chargée du développement des activités halieutiques au conseil régional de Bretagne. « Il y a un fort enjeu à faire de la place à l’algoculture, à développer cette activité, faire émerger des projets de culture, aux côtés des acteurs historiques. Cette filière a d’énormes perspectives. Les halieutes peuvent communiquer ces enjeux auprès des élus. »
    Laura-Mars Hénichart, promotion 2007, chargée du développement des activités halieutiques au conseil régional de Bretagne. « Il y a un fort enjeu à faire de la place à l’algoculture, à développer cette activité, faire émerger des projets de culture, aux côtés des acteurs historiques. Cette filière a d’énormes perspectives. Les halieutes peuvent communiquer ces enjeux auprès des élus. »
  • Sébastien Lachambre, promotion 2014, en charge de la sélection génétique à France Haliotis. « J’ai toujours voulu faire aquaculture pour nourrir les gens. Quand on aime un animal qu’on produit, on s’éclate chaque jour, et l’ormeau bénéfice d’un bel engouement. On a la chance de pouvoir domestiquer beaucoup de nouvelles espèces, qui peuvent offrir des voies de diversification aux producteurs. Valoriser la biodiversité rendra aussi des services médicaux, il y a beaucoup à faire. »
    Sébastien Lachambre, promotion 2014, en charge de la sélection génétique à France Haliotis. « J’ai toujours voulu faire aquaculture pour nourrir les gens. Quand on aime un animal qu’on produit, on s’éclate chaque jour, et l’ormeau bénéfice d’un bel engouement. On a la chance de pouvoir domestiquer beaucoup de nouvelles espèces, qui peuvent offrir des voies de diversification aux producteurs. Valoriser la biodiversité rendra aussi des services médicaux, il y a beaucoup à faire. »
  • Benoît Salaun, promotion 2000, au comité de la conchyliculture Bretagne nord. « La conchyliculture est à l’interface terre-mer, la qualité de l’eau est primordiale. En crise majeure sur l’huître, elle est en adaptation : sélection, zootechnie, zoosanitaire. On teste l’aquaculture intégrée multitrophique pour répondre aux attentes des consommateurs. Face à une irrationalité totale d’opposants à nos projets, on doit mieux communiquer sur les bienfaits de nos produits, en santé et environnement. »
    Benoît Salaun, promotion 2000, au comité de la conchyliculture Bretagne nord. « La conchyliculture est à l’interface terre-mer, la qualité de l’eau est primordiale. En crise majeure sur l’huître, elle est en adaptation : sélection, zootechnie, zoosanitaire. On teste l’aquaculture intégrée multitrophique pour répondre aux attentes des consommateurs. Face à une irrationalité totale d’opposants à nos projets, on doit mieux communiquer sur les bienfaits de nos produits, en santé et environnement. »
  • Stéphanie Tachoires, promotion 2003, à l’Agence des aires marines protégées (AAMP). « J’ai travaillé 6 ans au CNPMEM quand montaient en puissance les enjeux environnementaux. Les ONG sont entrées dans l’arène de la gestion de la pêche française. Je suis passée à l’ennemi, ou je suis une taupe du CNPM dans les AMP, à chacun de voir… J’ai voulu travailler sur cet outil de gestion du milieu marin, le bon état des pêcheries et de l’environnement marin sont indissociables. »
    Stéphanie Tachoires, promotion 2003, à l’Agence des aires marines protégées (AAMP). « J’ai travaillé six ans au CNPMEM quand montaient en puissance les enjeux environnementaux. Les ONG sont entrées dans l’arène de la gestion de la pêche française. Je suis passée à l’ennemi, ou je suis une taupe du CNPM dans les AMP, à chacun de voir… J’ai voulu travailler sur cet outil de gestion du milieu marin, le bon état des pêcheries et de l’environnement marin sont indissociables. »
  • Fanny Tartarin, promotion 2002, directrice du Ceser de Bretagne (Conseil économique et social et environnement de la région). « Je suis passée des poissons aux hommes et des sciences dures aux sciences humaines, avec une thèse sur la gestion intégrée de la zone côtière. Je me suis heurtée au cloisonnement des disciplines, il faut passer les frontières. Le Ceser défriche en amont des enjeux liés au développement régional : énergies marines, marées vertes, ressources marines et société… »
    Fanny Tartarin, promotion 2002, directrice du Ceser de Bretagne (conseil économique et social et environnement de la région). « Je suis passée des poissons aux hommes et des sciences dures aux sciences humaines, avec une thèse sur la gestion intégrée de la zone côtière. Je me suis heurtée au cloisonnement des disciplines, il faut passer les frontières. Le Ceser défriche en amont des enjeux liés au développement régional : énergies marines, marées vertes, ressources marines et société… »
  • Benoît Archambault, promotion 2009, conseiller négociateur en affaires internationales à la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA). « L’administration n’est pas le premier employeur des halieutes mais il y a des métiers très sexy ! On doit composer entre des activités traditionnelles et émergentes. Les outils existent, mais la pêche, avec de fortes incertitudes (couperet des quotas, intégration de la PCP) manque d’une vision d’avenir, une projection à long terme. »
    Benoît Archambault, promotion 2009, conseiller négociateur en affaires internationales à la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture (DPMA). « L’administration n’est pas le premier employeur des halieutes, mais il y a des métiers très sexy ! On doit composer entre des activités traditionnelles et émergentes. Les outils existent, mais la pêche, avec de fortes incertitudes (couperet des quotas, intégration de la PCP) manque d’une vision d’avenir, une projection à long terme. »
  • François Gatel, promotion 2007, secrétaire général de l’Aglia. « On passe du partenariat scientifique-pêcheurs à la co-construction avec les ONG. Il faut aussi acquérir de nouvelles connaissances sur les nouvelles activités en mer, pour mieux trouver un consensus. Et sur l’impact des engins de pêche, comme le programme Decider (impact dragues/maërl) pour éviter des mesures globales, et favoriser des mesures adaptées aux choix particuliers. »
    François Gatel, promotion 2007, secrétaire général de l’Aglia. « On passe du partenariat scientifique-pêcheurs à la coconstruction avec les ONG. Il faut aussi acquérir de nouvelles connaissances sur les nouvelles activités en mer, pour mieux trouver un consensus. Et sur l’impact des engins de pêche, comme le programme Decider (impact dragues/maërl) pour éviter des mesures globales, et favoriser des mesures adaptées aux choix particuliers. »
  • Yannick Raymond, promotion 2006, travaille sur l’hydrolien et l’éolien en mer à Engie Futures énergies. « Aujourd’hui le meilleur projet technique ne suffit pas pour être mené à terme, il faut qu’il soit porté, que les acteurs se l’approprient. En tant qu’halieute, on arrive à faire passer des messages, faire de la démarche participative, et appréhender les enjeux juridiques, techniques, environnementaux… Il faut oser franchir un peu les frontières au-delà des savoirs enseignés. »
    Yannick Raymond, promotion 2006, travaille sur l’hydrolien et l’éolien en mer à Engie Futures énergies. « Aujourd’hui, le meilleur projet technique ne suffit pas pour être mené à terme, il faut qu’il soit porté, que les acteurs se l’approprient. En tant qu’halieute, on arrive à faire passer des messages, faire de la démarche participative, et appréhender les enjeux juridiques, techniques, environnementaux… Il faut oser franchir un peu les frontières au-delà des savoirs enseignés. »
  • Yohan Weiller, promotion 2011, à WPD Offshore France. « J’ai travaillé en gestion des pêches classiques auprès d’un CCR puis par envie de plus de concret, j’ai fait de la sélectivité sur les engins de pêche. J’ai eu une proposition dans les EMR, c’était un peu l’ennemi, mais il s’agit de trouver les moyens pour que ces projets s’implantent le plus possible en harmonie avec la pêche et les autres usages. De les rendre co-constructeurs, moteurs. »
    Yohan Weiller, promotion 2011, à WPD Offshore France. « J’ai travaillé en gestion des pêches classiques auprès d’un CCR puis par envie de plus de concret, j’ai fait de la sélectivité sur les engins de pêche. J’ai eu une proposition dans les EMR, c’était un peu l’ennemi, mais il s’agit de trouver les moyens pour que ces projets s’implantent le plus possible en harmonie avec la pêche et les autres usages. De les rendre coconstructeurs, moteurs. »
  • Jean-Michel Audrain, promotion 1991, directeur d’agence à Bureau Véritas France. « J’étais le premier halieute à Bureau Véritas, pour travailler sur le poisson, on est 6 aujourd’hui. J’ai passé environ 10 ans à voyager et à continuer à me former. Les enjeux ont évolué : mise aux normes européenne, traçabilité, écolabels, durabilité et responsabilité sociétale, et aujourd’hui les grands donneurs d’ordre veulent du sourcing responsable, et du « sans ». Sans mercure, OGM, DCP… »
    Jean-Michel Audrain, promotion 1991, directeur d’agence à Bureau Veritas France. « J’étais le premier halieute à Bureau Veritas, pour travailler sur le poisson, on est six aujourd’hui. J’ai passé environ 10 ans à voyager et à continuer à me former. Les enjeux ont évolué : mise aux normes européennes, traçabilité, écolabels, durabilité et responsabilité sociétale, et aujourd’hui les grands donneurs d’ordres veulent du sourcing responsable, et du « sans ». Sans mercure, OGM, DCP… »
  • Patrick Soisson, promotion 1971, PDG de Compagnie des Pêches Saint-Malo. « J’ai commencé par un mémoire au Sénégal sur la pêche thonière, puis de la gestion de pêche pour le Japon, quelques années de défense de la pêche française, puis j’ai rejoint la pratique. Depuis plus de 30 ans je pêche et je m’éclate. Il faut beaucoup bouger. Mes connaissances me permettent d’intégrer la durabilité, comprendre l’analyse des ONG et des scientifiques, combattre les affirmations non fondées. »
    Patrick Soisson, promotion 1971, PDG de Compagnie des pêches Saint-Malo. « J’ai commencé par un mémoire au Sénégal sur la pêche thonière, puis de la gestion des pêches pour le Japon, quelques années de défense de la pêche française, puis j’ai rejoint la pratique. Depuis plus de 30 ans, je pêche et je m’éclate. Il faut beaucoup bouger. Mes connaissances me permettent d’intégrer la durabilité, comprendre l’analyse des ONG et des scientifiques, combattre les affirmations non fondées. »
  • Margaux Favret, promotion 2011, au MSC (Marine Stewardship Council). « Les labels orientent et rassurent les consommateurs, car il y a une difficulté à vulgariser une information très technique, simplifier sans devenir simpliste. On observe de plus en plus des partenariats entre chaînes d’approvisionnement et pêcheries pour la certification. On voit aussi des pêcheries entrer au MSC après une phase d’amélioration avec des ONG. On teste ça en Méditerranée avec le WWF. »
    Margaux Favret, promotion 2011, au MSC (Marine Stewardship Council). « Les labels orientent et rassurent les consommateurs, car il y a une difficulté à vulgariser une information très technique, simplifier sans devenir simpliste. On observe de plus en plus des partenariats entre chaînes d’approvisionnement et pêcheries pour la certification. On voit aussi des pêcheries entrer au MSC après une phase d’amélioration avec des ONG. On teste ça en Méditerranée avec le WWF. »
  • Laure Lamour, promotion 2012, à l’association environnementale SeaWeb Europe. « Un professeur nous avait dit que la moitié de la classe allait détruire la planète, et l’autre moitié réparer ces effets… Heureusement maintenant la préservation de l’environnement est inscrite dans l’ADN des halieutes ! N’oublions pas le volet social : la majorité du poisson vient du bout du monde avec des enjeux d’esclavagisme sur les bateaux et dans l’aquaculture. La responsabilité est partagée par l’acheteur. »
    Laure Lamour, promotion 2012, à l’association environnementale SeaWeb Europe. « Un professeur nous avait dit que la moitié de la classe allait détruire la planète, et l’autre moitié réparer ces effets… Heureusement, maintenant, la préservation de l’environnement est inscrite dans l’ADN des halieutes ! N’oublions pas le volet social : la majorité du poisson vient du bout du monde avec des enjeux d’esclavagisme sur les bateaux et dans l’aquaculture. La responsabilité est partagée par l’acheteur. »
  • Peter Samson, promotion 2014, secrétaire de l’Union du mareyage français (UMF). « J’ai travaillé à l’association France filière pêche (FFP) et suis passé au mareyage. Ce secteur est à une période charnière. Un des défis est d’amener le consommateur à se poser les bonnes questions. L’étiquetage environnemental arrivera, l’Inra travaille à un projet ICV (intégration du cycle de la vie) pêche, il faut intégrer ces enjeux. On doit aussi mieux valoriser des espèces méconnues : mulet, tacaud…»
    Peter Samson, promotion 2014, secrétaire de l’Union du mareyage français (UMF). « J’ai travaillé à l’association France filière pêche (FFP) et suis passé au mareyage. Ce secteur est à une période charnière. Un des défis est d’amener le consommateur à se poser les bonnes questions. L’étiquetage environnemental arrivera, l’Inra travaille à un projet ICV (intégration du cycle de la vie) pêche, il faut intégrer ces enjeux. On doit aussi mieux valoriser des espèces méconnues : mulet, tacaud... »
  • David Milly, promotion 1994, dirige l’organisation de producteurs Pêcheurs d’Aquitaine. « Des questions vont se poser pour valoriser le poisson, qui doit rester bon pour la santé. L’effet des polluants dans les produits de la pêche ? Et le parasitisme, question qui se pose sur le merlu en particulier. Des gens font du poisson cru et du mi-cuit avec tout et n’importe quoi. Il faudra des messages clairs au consommateur. »
    David Milly, promotion 1994, dirige l’organisation de producteurs Pêcheurs d’Aquitaine. « Des questions vont se poser pour valoriser le poisson, qui doit rester bon pour la santé. L’effet des polluants dans les produits de la pêche ? Et le parasitisme, question qui se pose sur le merlu en particulier. Des gens font du poisson cru et du mi-cuit avec tout et n’importe quoi. Il faudra des messages clairs au consommateur. »
  • Didier Gascuel, promotion 1981, dirige la formation halieutique. « Notre objectif est de former des halieutes répondant aux attentes de la société vis-à-vis des filières pêche et aquaculture, car ce sont devenus des enjeux de société. Pour aller vers une pêche responsable, du rendement maximum durable à l’approche écosystémique de la gestion des pêches ; et une aquaculture durable, produisant plus et mieux. »
    Didier Gascuel, promotion 1981, dirige la formation halieutique. « Notre objectif est de former des halieutes répondant aux attentes de la société vis-à-vis des filières pêche et aquaculture, car ce sont devenus des enjeux de société. Pour aller vers une pêche responsable, du rendement maximum durable à l’approche écosystémique de la gestion des pêches ; et une aquaculture durable, produisant plus et mieux. »

Agrocampus Ouest, le berceau des cadres de l’halieutique

La formation supérieure halieutique d’Agrocampus Ouest a fêté le 16 septembre son 1000e halieute. Depuis la première promotion en 1970 jusqu’aux dernières, on retrouve ces diplômés partout dans les filières pêche et aquaculture, mais pas seulement… Petit aperçu en diaporama, entre parcours et nouveaux enjeux pour les futurs diplômés.