32 tentacules permettent à l’édifice d’assurer sa stabilité et de produire sa propre ressource houlomotrice. Photo : Vincent Callebaut Architectures.
32 tentacules permettent à l’édifice d’assurer sa stabilité et de produire sa propre ressource houlomotrice. (Photo : Vincent Callebaut architectures)

Aequorea, une cité subaquatique du futur, imprimée en 3D

Une ferme sous-marine du futur composée de déchets plastique, c’est ce qu’a imaginé l’architecte visionnaire Vincent Callebaut. Son projet, Aequorea, une écocité futuriste bâtie sur des sols artificiels dans la baie de Rio de Janeiro au Brésil, s’inspire de la méduse luminescente du même nom. « C’est un gratte-océan imprimé en 3D à partir de déchets plastique du septième continent », détaille l’architecte spécialiste en archibiotique, une architecture biomimétique utilisant les énergies renouvelables de pointe associées aux technologies de l'information et de la communication.

Aequorea est un village subaquatique imprimé en 3D à partir de l'algoplast, un matériau composite provenant d'un mélange d'algues et de déchets trouvés dans les océans. Ces 27 millions de tonnes de plastiques seraient recyclés, puis mélangés à une émulsion d’algues gélifiante. Les bobines de filaments obtenues seraient ensuite transformées en matériaux étanches. 

« En utilisant l'aragonite (à très forte teneur en carbone) comme matériau de construction pour ses façades transparentes, une Aequorea peut fixer annuellement 2 500 tonnes de CO2 supplémentaires sur 1 km² », selon l'architecte.

Véritables puits de carbone qui prennent la forme de tours torsadées de 500 mètres de diamètre s'enfonçant à 1 000 mètres sous la surface des mers, les habitats peuvent lutter contre les tourbillons de mer et des ballasts de lestage contenus dans une double coque permettent de lutter contre tempêtes et séismes. Habitats modulaires, plateaux de coworking, fablabs, recycleries, laboratoires scientifiques, hôtels pédagogiques, terrains de sport, fermes aquaponiques et lagunes de phyto-épuration y sont installés.

Autosuffisant en énergie, chaque village pourrait accueillir 20 000 habitants dans des appartements de 25 à 250 m². Un quart des 250 niveaux (soit plus de 343 000 m² sur 1,37 million de m² totaux) y serait réservé à la permaculture et l'agroécologie afin de produire des ressources alimentaires.

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