Le site d’essai Sem-Rev est pleinement opérationnel pour tester des prototypes : énergie houlomotrice, éolienne flottante. Il devrait évoluer pour accueillir des engins de plus forte puissance. (Photo : DR)
Le site d’essai Sem-Rev est pleinement opérationnel pour tester des prototypes : énergie houlomotrice, éolienne flottante. Il devrait évoluer pour accueillir des engins de plus forte puissance. (Photo : DR)

Énergies marines : le site d’essai Sem-Rev inauguré au Croisic

Le Sem-Rev, premier site français d’essai en mer pour les énergies marines renouvelables (EMR), a été inauguré officiellement ce mardi 25 août au Croisic. Christophe Clergeau, premier vice-président de la région Pays de la Loire, y a annoncé la création d’un Sem-Rev 2.

Raccordé au réseau électrique avec un câble d’une puissance de 8 mégawatts, multi-technologies, le Sem-Rev dispose des équipements en mer et à terre pour mettre au point, en conditions opérationnelles, des démonstrateurs et des prototypes à l’échelle 1. Il est opéré par l’École Centrale de Nantes et le CNRS.

Ce projet issu de 8 ans de négociations, procédures et travaux, a été autorisé à l’été 2011 pour expérimenter les dispositifs houlomoteurs. Puis début 2014 pour l’étendre aux éoliennes flottantes. Il intéresse des grands groupes et des PME développant ces technologies, comme des projets de recherche. Environ 10 projets sont en négociation pour s’implanter sur le site. Doté d’un budget de 17 millions d’euros, il est financé par plusieurs partenaires dont la région Pays de la Loire, l’État, le département Loire-Atlantique, l’Europe…

L’objectif d’un Sem-Rev 2 serait de faire évoluer ce site pour tester des éoliennes posées et flottantes de plus grandes dimensions, jusqu’à 10 mégawatts : ce sont les modèles sur lesquels travaillent aujourd’hui les constructeurs. Il faut pour cela augmenter encore la puissance du câble et du poste électrique.

Objectif : accueillir au moins deux éoliennes, flottantes ou posées. Le projet évalué à 25 millions d’euros minimum sera « mené en concertation », en premier lieu avec les pêcheurs, assure l’élu. Il permettra « de multiplier les projets collaboratifs entre les énergéticiens, les constructeurs de machines de production d’énergie en mer, les chantiers STX, et les PME de Neopolia ».