Sentinel-3A sera placé sur une orbite héliosynchrone à 814 km d’altitude et inclinée à 98,6° (Photo : Esa)
Sentinel-3A sera placé sur une orbite héliosynchrone à 814 km d’altitude et inclinée à 98,6° (Photo : Esa)

Océanographie : le satellite Sentinel-3A a rejoint l’espace

Le premier satellite Sentinel-3A vient de rejoindre l’espace. Le lancement a été réalisé, ce mardi 16 février à 19 h, par un lanceur Rockot depuis le cosmodrome russe de Plessetsk, à 800 km au nord de Moscou.

Grâce à ce satellite, le groupe d’océanographie toulousain CLS (Collecte localisation satellites), filiale du Cnes, de l’Ifremer et d’Ardian CLS recevra bientôt ses données pour surveiller l’eau sous toutes ses formes : océans, lacs et rivières, glaces de mer, icebergs. Ces informations lui permettront de détecter et de préserver les ressources marines. Sentinel-3 fait partie du programme d’observation et de surveillance de la Terre, Copernicus (voir vidéo ci-dessous), conduit par la Commission européenne. Chaque famille de satellites de Copernicus comptera quatre unités (à l’exception de Sentinelle 6/Jason CS qui en comptera deux).

Récemment, l’Agence spatiale européenne (Esa) a signé les contrats de construction des satellites C et D des familles Sentinel 1, 2 et 3. Après les lancements de Sentinel-1A en avril 2014 et Sentinel-2A en juin 2015, Sentinel-3A sera placé sur une orbite héliosynchrone à 814 km d’altitude et incliné à 98,6°. Il entrera en service opérationnel dans six mois. Son jumeau, Sentinel-3B, le rejoindra en 2017 sur la même orbite à 814 km d'altitude.

 

« Couleur des océans »

 

 

L'Esa est responsable du développement des deux satellites. CLS a été nommée par l’Esa en tant que responsable des chaînes de traitement et centre de performance mission S-3 pour la partie topographie, mais également comme centre de traitement et d’archivage de la donnée de topographie pour les surfaces continentales.

Les Sentinel-3 sont équipés de quatre instruments leur permettant de se focaliser notamment sur les océans, de mieux comprendre leur fonctionnement qui régule et influe sur le changement climatique. Grâce au radar altimètre, les satellites mesureront la hauteur des océans, des grands lacs et rivières, l'épaisseur des banquises et glaciers. Un radiomètre fournira les températures à la surface de la planète avec une résolution d'1 km au sol. Le spectomètre renseignera, quant à lui, sur la « couleur des océans », indicatrice de la concentration en phytoplancton des eaux survolées. Les données seront consultables sur la plateforme internet Peps du Cnes.

Ces instruments micro-ondes permettront ainsi de poursuivre les activités d'altimétrie maritime déjà engagées par le biais de programmes européens, avec les satellites ERS et Envisat (aujourd'hui abandonnés), et des programmes franco-américains, avec les satellites Topex-Poséidon et ceux de la série Jason, dont le troisième exemplaire, Jason-3, a été lancé en janvier.

 

 


Space Live 4 : les sentinelles de la Terre par sciencesetavenir