Jean-Yves Le Drian et Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l'Armement, devant la maquette de la frégate FTI lors du dernier salon Euronaval. (Photo Olivier Mélennec)
Jean-Yves Le Drian et Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l'Armement, devant la maquette de la frégate FTI lors du dernier salon Euronaval. (Photo Olivier Mélennec)

Le Drian lance la réalisation des frégates FTI

« Jean-Yves Le Drian lance la réalisation des cinq frégates de taille intermédiaire de classe Belharra », annonce le quotidien Ouest-France ce vendredi 21 avril, en s’appuyant sur des sources proches du ministre de la Défense. 

Le marché doit être rapidement notifié à DCNS par la Direction générale de l’armement. Probablement même dès aujourd’hui. Le ministre de la Défense tient donc la promesse qu’il avait faite lors du dernier salon Euronaval, en octobre dernier. Il s’était engagé à lancer ce programme majeur « dès le premier trimestre 2017 ».  Il a fallu quelques semaines de plus pour boucler le dossier.

Le ministre avait signé le dossier de lancement et de réalisation (DLR) dès le 20 mars en comité ministériel d’investissement. Mais Bercy a livré un combat de retardement, rechignant à dégager les moyens budgétaires nécessaires pour financer un programme qui pèse tout de même 4 milliards d’euros, frais de développement inclus. Il a finalement fallu un arbitrage du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, la semaine dernière pour débloquer la situation.

 

Au service actif en 2025

 

Jean-Yves Le Drian a donc finalement obtenu gain de cause. Le lancement du programme est anticipé d’un an. Officiellement, « afin de sécuriser le calendrier contraint de la FTI et le maintien du format à quinze frégates de premier rang », selon l’expression figurant dans le projet de loi de finances pour 2017. Officieusement, le ministre de la Défense aurait aussi veillé à ce qu’un programme vital pour le site DCNS de Lorient, ville chère à son cœur, soit mis effectivement sur les rails avant l’échéance présidentielle.

La première frégate de taille intermédiaire doit entrer au service actif en 2025 dans la Marine nationale. Ces nouveaux navires de 4 000 tonnes permettront à la Marine de disposer à l’horizon 2030 de quinze frégates de premier rang conformément à la loi de programmation militaire.

 

Conçues pour l'export

 

À vocation de lutte anti-sous-marine, les frégates de taille intermédiaire seront complémentaires des frégates multimissions Fremm d’un  tonnage plus important. Elles seront à la pointe de la technologie, intégrant pour la première fois en France un radar à panneaux fixes, le Sea Fire de Thales. Elles disposeront d’un sonar remorqué Captas-4 compact, également conçu par Thales, pratiquement aussi performant que celui des frégates multimissions Fremm malgré des dimensions moindres.

Avec ce nouveau programme d’armement naval, l’objectif est aussi de conforter l’industriel DCNS. La frégate de taille intermédiaire est conçue dès l’origine comme un produit destiné à être exporté. Son potentiel à l’export tournerait autour de 30 unités. Pour Jean-Yves Le Drian, qui s’est fait le champion des ventes d’armement au nom de l’intérêt national, ce n’est pas le moindre intérêt de ces nouvelles frégates.

Olivier MÉLENNEC

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