TKMS propose à l'Australie une version agrandie de son type 214. Ici, un sous-marin de type 214 en service dans la marine coréenne. (Photo DR)
TKMS propose à l'Australie une version agrandie de son type 214. Ici, un sous-marin de type 214 en service dans la marine coréenne. (Photo : DR)

Sous-marins australiens : vers un match franco-japonais

Se dirige-t-on vers un match franco-japonais dans la compétition ouverte pour le remplacement des sous-marins australiens de la classe Collins ? Selon l’agence Reuters, l’offre présentée par le groupe allemand Thyssenkrupp Marine Systems (TKMS) serait aujourd’hui pratiquement écartée pour des raisons qualifiées de techniques.

Reuters affirme s’appuyer sur « plusieurs sources » pour affirmer que le groupe français DCNS et son concurrent japonais ont désormais une longueur d'avance sur Thyssenkrupp Marine Systems.

TKMS propose une version agrandie de son Type 214, d’un déplacement de 2 000 tonnes, l’Australie souhaitant un bâtiment d’environ 4 000 tonnes. Or, doubler les dimensions d'un bâtiment pose de sérieux problèmes techniques, selon les experts. « La proposition allemande est une version agrandie d'un sous-marin existant, ce qui est techniquement risqué », a déclaré l'un d'eux à Reuters, sous couvert de l'anonymat.

 

Réponse dans les six mois

 

L’Australie ne veut sans doute pas connaître à nouveau les déboires rencontrés avec ses sous-marins de la classe Collins dont le design était fourni par le suédois Kockums. De nombreux problèmes techniques et d’importants retards ont émaillé la construction des submersibles construits en Australie. Par ailleurs, les performances promises n’étaient pas au rendez-vous. Kockums n’avait réalisé jusque-là que de petits bâtiments destinés à opérer dans eaux peu profondes de la Baltique.

L’Australie doit se prononcer dans les six mois sur l'attribution de ce marché d’environ 32 milliards d'euros qui vise à construire jusqu’à douze unités. DCNS propose une version diesel-électrique du sous-marin à propulsion nucléaire Barracuda (5 000 tonnes) construit pour la Marine nationale. Le consortium japonais formé par l'État, Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries, présente pour sa part une variante du Soryu (4 000 tonnes) déjà en service.