Jean-Yves le Drian et son homologue malaisien. Ils n'ont pas parlé du Mistral... (Photo: compte twitter de Jean-Yves le Drian)
Jean-Yves le Drian et son homologue malaisien. Ils n'ont pas parlé du Mistral... (Photo : compte Twitter de Jean-Yves le Drian)

Pas de signe d’intérêt de la Malaisie pour l’achat d’un BPC Mistral

Certains médias français prêtaient à la Malaisie de l’intérêt pour l’un des deux BPC Mistral désormais à vendre après l’annulation du contrat avec la Russie. En fait, une telle acquisition ne semble nullement à l’ordre du jour.

Lors d’une conférence de presse, le ministre de la Défense malaisien, Hishamuddin Hussein, a précisé mardi 1er septembre qu’il n’avait pas discuté avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian, des porte-hélicoptères que la France tente de revendre.

Fin août, des médias économiques français comme Les Échos ou La Tribune affirmaient pourtant que Jean-Yves Le Drian proposerait l'un des deux porte-hélicoptères lors de sa visite en Malaisie. En fait, un BPC semble assez disproportionné avec les besoins de la Malaisie autant du fait de sa taille que de son coût et de l’éventail de missions complexes qu’il peut accomplir.

 

Sérieux espoirs pour le Rafale

 

Encore une fois, on peut s’interroger sur les raisons de ces rumeurs récurrentes alimentées par des sources cultivant l’anonymat. Elles semblent surtout destinées à accréditer l’idée que les BPC ne manquent pas de clients. Sans doute est-il préférable commercialement de ne pas laisser penser le contraire…

En revanche, la visite de Jean-Yves Le Drian a confirmé que de sérieux espoirs existent pour le Rafale en Malaisie. Le ministre de la Défense français a remis une proposition dans le cadre de l’appel d’offres lancé par ce pays en vue de l’acquisition de 18 avions de combat. Le ministre de la Défense malaisien a indiqué que cette proposition allait être mise à l’étude, la décision finale dépendant du prix de l’avion.