Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Terrible" dans sa base de l'Ile-Longue, en rade de Brest. (Photo Marine nationale)
Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Terrible" dans sa base de l'Ile-Longue, en rade de Brest. (Photo Marine nationale)

Hollande annonce des études pour préparer le SNLE de troisième génération

Le Président de la République, François Hollande, a confirmé que les moyens de la dissuasion nucléaire seront modernisés, jeudi 19 février à Istres. Concernant la composante océanique, il a ainsi annoncé le lancement des études pour préparer le remplacement des actuels sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de la classe Le Triomphant, au nombre de quatre.

Cette prochaine génération de SNLE sera équipée du missile M51.3. Cette version modernisée de l’actuel M51 entrera en service au milieu de la prochaine décennie. Les nouveaux sous-marins devraient donc être proches en tonnage des actuels sous-marins de la classe Le Triomphant.

Le retrait du service actif du SNLE Le Triomphant est prévue au début des années 2030. Le bâtiment aura alors environ trente-cinq ans, puisqu'il a été lancé en 1994 et admis au service actif en 1997. Pour remplacer ce bâtiment, il est nécessaire de démarrer la construction du premier SNLE de troisième génération vers 2020. Pour mémoire, la construction du SNLE Le Triomphant a commencé en 1986.

La France s’engage à partir de 2015 dans un nouveau cycle de renouvellement des moyens de la dissuasion. "Le contexte international n'autorise aucune faiblesse", a souligné le chef de l'État et des armées, estimant que "le temps de la dissuasion nucléaire n'est donc pas dépassé". "Il ne saurait être question, y compris dans ce domaine, de baisser la garde", a-t-il averti.