• Publirédactionnel
    (Photo : Lionel Flageul)
    (Photo : Lionel Flageul)
  • Publirédactionnel
    Morgère équipe des navires de pêche français comme étrangers.
    Morgère équipe des navires de pêche français comme étrangers. (Photo : Morgère)
  • Publirédactionnel
    Grâce à un centre de gravité bas, les panneaux Exocet sont très stables. (Photo : Morgère)
    Grâce à un centre de gravité bas, les panneaux Exocet sont très stables. (Photo : Morgère)
  • Publirédactionnel
    La PME fabrique de façon artisanale filets, chaluts et sennes danoises. (Photo : DEMK)
    La PME fabrique de façon artisanale filets, chaluts et sennes danoises. (Photo : DEMK)
  • Publirédactionnel
    Des simulations 3D de fonctionnement en pêche sont réalisées lors de la conception. (Photo : DEMK)
    Des simulations 3D de fonctionnement en pêche sont réalisées lors de la conception. (Photo : DEMK)
  • Publirédactionnel
    Les filets sont conçus sur mesure selon les besoins de chaque client.
    Les filets sont conçus sur mesure selon les besoins de chaque client. (Photo : Naberan)
  • Publirédactionnel
    La fabrication des filets combine méthode artisanale et techniques récentes. (Photo : Naberan)
    La fabrication des filets combine méthode artisanale et techniques récentes. (Photo : Naberan)

Engins de pêche : allier savoir-faire et technologie

Le marin propose un nouveau rendez-vous régulier à ses lecteurs par le biais de cahiers techniques publiés sous forme de publireportage. Le deuxième numéro de ces cahiers, publié dans l’édition du 20 avril, est consacré aux engins de pêche.

 

Depuis toujours, les pêcheurs recherchent des engins de pêche performants et simples d’utilisation. Mais aujourd’hui, les problématiques d’économies de carburant, de réduction de l’impact sur le milieu et de sélectivité sont prégnantes. Fabricants et fournisseurs doivent donc s’adapter.

Si les chaluts, filets et sennes d’aujourd’hui ressemblent peu ou prou à ceux d’hier, les nouvelles technologies et l’innovation n’épargnent pas ce secteur. En effet, investir dans la recherche et développement est à présent une évidence pour les fabricants. Les matériaux utilisés (métaux ou fibres) sont de plus en plus résistants et légers, l’utilisation de simulation 3D pour la conception des chaluts devient monnaie courante… Pour être performant sur le marché actuel, il faut donc savoir marier savoir-faire artisanal et technologies de pointe.

Avec un objectif premier : proposer des engins de pêche performants, avec de bons rendements et pratiques à mettre en œuvre par les marins. Mais de plus en plus, les pêcheurs optent pour des équipements qui induisent des économies d’énergie. En effet, pour un chalutier, les deux tiers de la consommation de carburant concernent le train de pêche. Pouvoir alléger la facture n’est donc pas un luxe.

Ainsi, les forges malouines Morgère ont mis au point les panneaux de chalut de fond Exocet, particulièrement stables du fait de leur conception, qui permettent à la fois d’avoir un meilleur rendement de pêche et de faire des économies de carburant en raison de leur facilité d’utilisation.

De même, les Docks et entrepôts maritimes de Keroman (DEMK), entreprise lorientaise de fabrication de chaluts, filets et sennes, remplacent peu à peu, et quand cela est possible techniquement, les câbles en acier par des câbles en fibres textiles, dans l’optique d’alléger l’ensemble.

 

Sur-mesure de rigueur

 

Par ailleurs, pour tous les équipementiers, le sur-mesure est de rigueur, que ce soit dans la fabrication que concernant le service. Le travail en amont de coconception avec le client pour bien cibler ses besoins et y répondre au mieux est primordial. Tout comme la présence en aval pour l’installation, les réglages en mer et l’assistance technique.

De plus, les fabricants d’engins de pêche prennent part ou s’inspirent d’études scientifiques, menées par exemple par l’Aglia (Association du grand littoral atlantique) ou l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploration de la mer), afin d’améliorer leurs produits concernant l’impact sur les fonds marins et la sélectivité.

 

S’appuyer sur la recherche

 

Le groupe Naberan, fabricant franco-espagnol de chaluts et filets, collabore ainsi depuis 2016 avec des organisations de producteurs et l’Ifremer sur le projet Rejemcelec, afin de réduire les rejets en Manche et mer Celtique, en améliorant la sélectivité des engins de pêche. Pour cela, Naberan teste de nouvelles fibres à haute ténacité et des plans de chaluts aux géométries innovantes. L’entreprise effectue également les tests préliminaires en mer. Des recherches similaires sont menées en parallèle en Espagne.

Autre exemple, DEMK participe aux programmes Redresse et Surtine (sur la langoustine). Concernant la sélectivité, plusieurs techniques sont testées : dispositifs acoustiques, nappes séparatrices divisant le chalut en deux compartiments, mailles carrées ou T90 (tournées à 90°). Autant de pistes sur lesquelles s’appuient les fabricants pour penser les engins de pêche de demain.

 


En chiffres…

61 % de la flotte de pêche métropolitaine est composée de chalutiers (31 %) et de fileyeurs (30 %).

5 000 navires de pêche travaillent sur le littoral métropolitain, dont 1 318 en Bretagne.

2/3 de la consommation de carburant d’un chalutier de fond sont liés au train de pêche.


 

Morgère

 Des panneaux de fond toujours plus performants

 

Depuis trois ans, Morgère commercialise ses panneaux de fond Exocet, produit phare de la forge marine bretonne. Un outil résistant et stable issu de plusieurs mois de recherche et développement, une des forces de l’entreprise qui mise toujours plus sur l’innovation.

Mis au point il y a trois ans, les panneaux de fond Exocet de Morgère rencontrent un franc succès auprès des pêcheurs. Ils représentent aujourd’hui 60 à 70 % des ventes de la PME installée depuis 1902 à Saint-Malo. Ils sont destinés au marché français mais aussi canadien, islandais, latino-américain ou encore marocain. « Leur particularité est d’être fabriqués avec des métaux de haute résistance », explique Michel Dagorn, directeur de Morgère.

 

Morgère équipe des navires de pêche français comme étrangers.

Morgère équipe des navires de pêche français comme étrangers.

 

De plus, l’utilisation de l’acier haute résistance permet à l’équipementier d’utiliser des tôles plus fines dans le haut du panneau, et d’obtenir un centre de gravité très bas : « Ainsi, 60 % du poids se situe dans le bas du panneau, ce qui permet d’avoir une pièce très stable, qui garde bien son écartement, pointe le directeur, ancien capitaine de pêche. Ces deux qualités permettent aux pêcheurs d’utiliser des petits angles d’attaque, de 36 à 38°, garantissant une meilleure pêche et un meilleur rendement. »

 

Innover en interne

 

Par ricochet, l’utilisation de panneaux Exocet engendre une réduction de la consommation de carburant étant donné leur facilité de mise en œuvre. De plus, leur durée de vie est plus longue étant donné l’alliage utilisé. Morgère fabrique tous ses panneaux sur mesure : de 0,83 mètre pour 130 kg à 10 m² pour un poids de 3,5 tonnes.

 

Grâce à un centre de gravité bas, les panneaux Exocet sont très stables. (Photo : Morgère)

Grâce à un centre de gravité bas, les panneaux Exocet sont très stables.

 

Ce produit innovant a demandé près d’un an et demi de recherche et développement, s’appuyant sur le savoir-faire centenaire de la forge malouine et sa volonté d’innover, en interne. C’est d’ailleurs une des voies de développement de Morgère. Pour preuve, un ingénieur de développement a été embauché en juin dernier, spécialement pour concevoir de nouveaux panneaux, en lien avec les différents acteurs du secteur de la pêche. Afin de proposer des panneaux toujours plus adaptés à leurs usages

 

Contact
Michel Dagorn
Morgère
10 av. Louis Martin
35 400 Saint-Malo
02 99 56 14 36 ou 06 80 91 15 84
mdagorn@morgere.fr
www.morgere.com

 

 

Docks et entrepôts maritimes de Keroman (DEMK)

Des chaluts dessinés et fabriqués sur mesure

 

Depuis 1924, les Docks de Keroman sont devenus des partenaires incontournables des pêcheurs. Grossiste en matériel de pêche, l’entreprise lorientaise a un atout de taille : elle élabore des chaluts sur mesure et à la pointe de la technologie.

Chaluts de fond ou pélagiques, sennes danoises, entre autres, les produits des Docks de Keroman sont vendus sur toutes les côtes françaises ou à l’export pour des armements d’Afrique du nord ou de l’ouest, ou encore au Québec. Ils équipent des navires allant de 100 à 2 000 ch.

 

La PME fabrique de façon artisanale filets, chaluts et sennes danoises. (Photo : DEMK)

La PME fabrique de façon artisanale filets, chaluts et sennes danoises.

 

« Notre force est de nous adapter aux besoins des clients, détaille Guillaume Loth, technologiste des pêches chez DEMK. Nous allons voir les pêcheurs, identifions leurs problématiques, faisons le plan du chalut qui leur convient et des simulations 3D de fonctionnement en pêche. Puis nous réalisons l’engin dans notre atelier et nous pouvons embarquer avec les clients pour effectuer les derniers réglages en mer à l’aide de capteurs de géométrie de chaluts. » Un service personnalisé qui fait mouche.

 

Des matériaux plus légers et résistants

 

D’autant plus que pour apporter les meilleures solutions aux pêcheurs, les Docks de Keroman doivent sans cesse être précurseurs. « En 2012, nous étions dans les premiers à proposer des chaluts pélagiques à huit faces », souligne-t-il.

 

Des simulations 3D de fonctionnement en pêche sont réalisées lors de la conception. (Photo : DEMK)

Des simulations 3D de fonctionnement en pêche sont réalisées lors de la conception.

 

Aujourd’hui, les pêcheurs recherchent notamment du matériel plus performant au niveau des économies de carburant. « Il faut donc réduire la traînée de l’engin en utilisant des matériaux plus légers et plus fins. C’est pourquoi nous remplaçons petit à petit, quand cela est possible techniquement, les câbles en acier par des câbles en fibres textiles, plus résistants et légers. »

Autres pistes de développement : la réduction de l’impact des engins sur le fond et la sélectivité. « Tout en ayant un chalut qui reste performant et pratique à mettre en œuvre », pointe Guillaume Loth. Pour cela, DEMK est associé à des programmes scientifiques – Redresse et Surtine, pilotés par l’Aglia avec l’Ifremer –, notamment sur la sélectivité des langoustines.

 

Contact
Guillaume Loth ou Alain Le Bervet
Docks et entrepôts maritimes de Keroman
8 rue Alphonse Rio
5 6100 Lorient
02 97 87 14 00 ou 06 08 37 50 73
alainlebervet@docks-keroman.com
www.docks-keroman.com

 

 

Naberan


Cap sur la recherche et l’innovation

 

Depuis 1960, le groupe Naberan conçoit et fabrique des engins de pêche sur mesure. Il travaille actuellement sur la sélectivité de ses chaluts et filets en menant des recherches avec des organisations de producteurs et l’Ifremer notamment.

Le groupe Naberan, fabricant d’engins de pêche, est composé de deux entités, installées en Espagne et en France, au Guilvinec. Les connaissances en techniques de pêche et en biologie de son département technique, composé notamment d’ingénieurs spécialisés, permettent à l’entreprise de concevoir des solutions individualisées et efficaces.

 

Les filets sont conçus sur mesure selon les besoins de chaque client.

Les filets sont conçus sur mesure selon les besoins de chaque client.

 

Ainsi, les besoins de chaque client sont étudiés : caractéristiques des fonds marins, du navire de pêche, etc. L’engin est conçu sur mesure, avant d’être testé à l’aide d’un simulateur digital. « La deuxième phase consiste à couper et monter le filet, détaille David Nédélec, dirigeant de Naberan France. Elle combine méthode artisanale et techniques les plus avancées, ce qui nous permet de fournir un produit d’excellente qualité. »

 

Améliorer la sélectivité des filets

 

De plus, Naberan dispose d’une vaste expérience dans le comportement des filets, acquise grâce aux retours de ses clients (via un service continu d’assistance technique) et aux sorties en mer effectuées par son personnel.

 La fabrication des filets combine méthode artisanale et techniques récentes. (Photo : Naberan)

 La fabrication des filets combine méthode artisanale et techniques récentes.

 

Les demandes des pêcheurs portent aujourd’hui sur des produits plus sélectifs. Pour cela, Naberan utilise de nouvelles fibres de type haute ténacité, pour une optimisation des résistances aux flux d’eau, et des plans de chaluts innovants dans leur conception géométrique. Depuis 2016, elle collabore avec des organisations de producteurs et l’Ifremer sur le projet Rejemcelec, qui vise à réduire les rejets en Manche et mer Celtique en améliorant la sélectivité des engins de pêche. « Notre action s’effectue sur la conception et la construction du filet avec des systèmes innovants, ainsi que sur les tests préliminaires en mer », précise David Nédélec. Des études similaires sont menées avec le Centre de recherche technologique et biologique du Pays basque (AZTI).

 

Contact
David Nédélec
Naberan France
Avenue de la République
29730 Le Guilvinec
02 98 58 27 39
david@naberan.com
www.naberan.com

 

 

Le prochain cahier technique du « marin » sera consacré au thème Naviguer et communiquer en mer, et publié dans l’édition du 11 mai. Si vous souhaitez en savoir plus ou si vous êtes également intéressé par un publireportage, contactez Anne-Mathilde Le Galliard au 02 99 32 56 43 ou am.legalliard@infomer.fr.