Entre 350 et 400 personnes ont manifesté « pour l’emploi à DCNS Brest ». (Photo : Lucie Lautrédou)
Entre 350 et 400 personnes ont manifesté « pour l’emploi à DCNS Brest ». (Photo : Lucie Lautrédou)

DCNS : les syndicats opposés aux 515 suppressions de postes

515 postes seront supprimés d’ici à 2018 au sein du groupe industriel DCNS dans le cadre de son plan de performance. C’est le chiffre présenté aux syndicats pour avis consultatif en comité central d’entreprise le vendredi 26 février.

Ce chiffre a été établi au terme de mois de discussions, alors qu’en octobre, 563 suppressions étaient encore envisagées. Les représentants des salariés se sont unanimement prononcés contre. « Supprimer des postes va entraîner une perte de productivité et pas le gain recherché car nous serons en sous-effectifs », a averti Angelo Martin, délégué CFDT présent lors de la réunion à Paris.

Dans le même temps, de 350 à 400 personnes ont manifesté selon la CGT, 300 d'après la direction, « pour l’emploi à DCNS Brest » et pour dire « non au plan de performance » sous la pluie brestoise vendredi matin à l’appel de la CGT et de la CFDT. Les syndicats appelaient également à la grève, mais le taux de participation n’a pas été communiqué par la direction. La CGT a également décompté 100 manifestants à Lorient le jeudi 25 mais aussi 300 à Cherbourg et 40 à Ruelle le vendredi 26. Pour la direction, ils étaient 150 à Cherbourg, et moins d'une quarantaine à Indret et Ruelle. Les drapeaux CGT sortiront à Toulon la semaine prochaine. Un débrayage est par ailleurs prévu à Indret le mardi 1er mars au matin, à l’appel de la CFDT et de l’Unsa, auquel se sont joints FO et la CFTC.

Les suppressions font d’autant plus tousser aujourd’hui que le groupe industriel a présenté le 22 février un résultat net de 58,4 millions pour 2015 contre -347,3 millions en 2014. « Les résultats nous confortent dans l’idée qu’il n’y a pas besoin de supprimer de postes », a réagi Roland Guilcher représentant CGT à DCNS Brest. Le groupe employait 12 771 personnes en 2015, filiales comprises, contre 13 130 en 2014 et 13 156 en 2013.

En plus des 500 suppressions de postes, la direction prévoit le transfert d'une centaine de salariés vers la filiale Défense environnement services (DES) et un peu plus de 200 mobilités collectives, principalement du siège vers la province.