Giancarlo Tantardini, le nouveau directeur général de la SNCM, un homme qui dit de lui-même que la gestion de crise est son quotidien. (photo DR)
Giancarlo Tantardini, le nouveau directeur général de la SNCM, un homme qui dit de lui-même que la gestion de crise est son quotidien. (photo DR)

Un ancien sous-marinier, manager « de crise », pour prendre en main la SNCM

La reprise en mains de la SNCM par Transdev se manifeste par l’arrivée d’Olivier Diehl, en poste depuis le 2 juin. Mais pas seulement. Il sera entouré de deux nouveaux bras droits.

Guillaume de Feydeau, au poste de directeur général adjoint, reprend les attributions du secrétaire général Jean-Marie Vignes, le seul membre de l’équipe de direction à quitter cette semaine la compagnie dans le sillage de Marc Dufour dont il était très proche.

Diplômé de l’Essec, ancien consultant d’Andersen, directeur général adjoint de la centrale d’achat Ugap de 2012 à 2013, Guillaume de Feydeau, 50 ans, a déjà fait la tournée de l’entreprise aux côtés d’Olivier Diehl.

Gianfranco Tantardini va lui être nommé au poste stratégique de directeur général, avec sous sa responsabilité le directeur de flotte Erick Lacoste et le directeur de l’exploitation Franck Sammut. Gianfranco Tantardini est un ancien sous-marinier de 56 ans.

Se présentant, sur son CV en ligne, comme un spécialiste des « missions de management de transition, opérées dans des environnements généralement complexes », cet officier de marine, 27 ans durant, dit lui même que, tout au long de sa carrière, « la gestion de crise a été (son) quotidien » et qu’on le reconnaît « pour être un manager de proximité qui fait bouger les montagnes ». Ajoutant : « J’ai mené, et réussi, des actions de restructuration, plus particulièrement au moment de la crise financière aigue aux USA, ainsi que la profonde réorganisation de la filiale Uramin du groupe Areva, dans un environnement particulièrement hostile. » A la SNCM, d’aucuns ont déjà choisi de le surnommer l‘« amiral ».

En préparation d’un été chaud et de la bataille de communication qui s’annonce, la SNCM aurait par ailleurs fait appel au cabinet extérieur Palomar, indique la nouvelle lettre d’informations économiques Marséco. Son fondateur, Grégoire Biasini, a un profil très politique – il fut dans l’équipe de campagne de François Hollande – et se présente comme un spécialiste de la « communication de crise ».