L'"Arctic Sunrise" a navigué jusqu'en mer de Kara pour dénoncer un projet d'exploitation pétrolière tout près d'un parc naturel abritant notamment ours polaires et baleines boréales. (Photo DR)
L'"Arctic Sunrise" a navigué jusqu'en mer de Kara pour dénoncer un projet d'exploitation pétrolière tout près d'un parc naturel abritant notamment ours polaires et baleines boréales. (Photo DR)

Sous menace russe, Greenpeace renonce à faire naviguer l’"Arctic Sunrise" vers un projet pétrolier en Arctique

L’objectif de médiatisation de l’événement était de toute façon gagné d’avance: ou bien l’Arctic Sunrise atteignait la mer de Kara (derrière la Nouvelle Zamble, au dessus du cercle polaire arctique) et pouvait interpeller l’opinion publique sur les projets d’exploitation pétrolière de Rosneft et ExxonMobil aux portes du parc national arctique russe. Ou bien le navire militant était stoppé par les autorités russes et l’ONG pouvait se prévaloir de l’intransigeance de Moscou face au droit de manifester.

Fromage et dessert pour Greenpeace, dont les canots ont eu le temps des déployer des banderoles affichant "Sauvons l’Arctique" tout près du navire de recherche pétrolière Geolog Dmitri Nalivkine avant que des gardes-côtes russes montent à bord de l’Arctic Sunrise pour lui ordonner de quitter des eaux pour lesquelles il n’avait aucun droit d’accès.

Le ministère des Transports russes a accusé l’équipage du brise-glace écolo, sous pavillon néerlandais, de violer "grossièrement" les lois russes et internationales. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères a répliqué que le droit de Greenpeace à manifester est "incontestable".