Selon le premier adjoint au maire de Marseille, l’annonce de la suppression de 800 emplois à la SNCM pourrait être faite lors du conseil de surveillance du 20 juin. (photo Thibaud Teillard)
Selon le premier adjoint au maire de Marseille, l’annonce de la suppression de 800 emplois à la SNCM pourrait être faite lors du conseil de surveillance du 20 juin. (photo Thibaud Teillard)

SNCM : l’intersyndicale interpelle le gouvernement sur fond de 800 suppressions d’emplois possibles

La SNCM réunit ce 20 juin un conseil de surveillance qui va s’avérer décisif car il devra arbitrer entre deux plans. L’un, défendu par la direction, prévoit des départs volontaires avec un renouvellement de la flotte et de nouveaux accords d’armement. L’autre, affuté par l’actionnaire Veolia, anticipe une forte réduction de format qui, selon le premier adjoint au maire de Marseille Roland Blum intervenu publiquement le 17 juin en conseil municipal, signifie 800 suppressions de poste. Un cataclysme pour l’emploi maritime et la région marseillaise. L’élu estime que l’État, qui détient 25 % de la SNCM, ne fait rien pour éviter le séisme qui se prépare.

Estimant être menés en bateau depuis des semaines, les syndicats de la SNCM ont écrit ce 18 juin une lettre ouverte au ministre des Transports Frédéric Cuvillier avec copie au Président de la République et au Premier ministre. L’intersyndicale refuse d’aborder le conseil de surveillance sans une position claire de l’Etat actionnaire sur l’avenir de la compagnie. Elle demande le renouvellement de la flotte par des navires de nouvelle génération au GNL, des moyens financiers pour garantir la pérennité du service public de continuité territoriale, l'abandon de la sortie du capital de la SNCM de la Caisse des dépôts ou encore le lancement des procédures juridiques pour récupérer auprès de Corsica Ferries les subventions perçues au titre de l'aide sociale. Faute d'être entendus, les syndicats immobiliseront les navires de la SNCM et de la CMN à compter du 27 juin.