Corsica Ferries estime que le ministre des Transports Frédéric Cuvillier « pourrait avoir commis un abus de droit » en défendant la SNCM. (photo Thibaud Teillard)
Corsica Ferries estime que le ministre des Transports Frédéric Cuvillier « pourrait avoir commis un abus de droit » en défendant la SNCM. (photo Thibaud Teillard)

SNCM : le gouvernement dit non à Bruxelles, Corsica Ferries dénonce un « abus de droit »

Dans un entretien accordé au quotidien La Provence de samedi, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier évoque les condamnations de Bruxelles (440 millions d’euros dans deux dossiers différents) en estimant qu’elles « s'apparentent à un acharnement », évoquant même une « condamnation à mort ». Le ministre affirme que le gouvernement fera " tout pour ne pas perdre la SNCM ".

Frédéric Cuvillier ajoute : « Je défends le pavillon français. Je n'oublie pas non plus ceux qui sont à l'origine de ces plaintes. » Une allusion transparente à la plainte originelle déposée par le concurrent de la SNCM, Corsica Ferries.

« Cette phrase du ministre, si elle était confirmée, constituerait un abus de droit et, plus encore, une prise de position officielle mettant en cause le respect de l'État français à l'égard des obligations qui lui incombent selon le droit de l'Union européenne, de son devoir de loyauté et de coopération à l'égard des institutions et du développement de l'Europe », s’insurge Corsica Ferries dans un communiqué.

Corsica Ferries poursuit sa politique d’attaque systématique de son concurrent sur le terrain juridique en mettant en cause la future délégation de service public Marseille-Corse devant le tribunal administratif de Bastia.

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