La SNCM va perdre 515 emplois, soit un quart de ses effectifs. (photo Thibaud Teillard)
La SNCM va perdre 515 emplois, soit un quart de ses effectifs. (photo Thibaud Teillard)

SNCM: le conseil de surveillance tranche dans le vif

Le conseil de surveillance de la SNCM qui se tenait ce 20 juin à Paris a validé le plan de restructuration issu d’un compromis entre l’Etat, actionnaire à 25 %, et Veolia qui doit prendre le contrôle de 66 % du capital en lieu et place de Transdev.

La compagnie, qui emploie 2 000 salariés en équivalent temps plein, va perdre 515 postes, 415 en 2014 et une centaine entre 2017 et 2019. « Il n’y aura aucun départ contraint », précise la SNCM dans un communiqué. Un plan de départs volontaires sera ouvert, notamment pour les sédentaires, avec aussi le non remplacement de certains départs à la retraite et surtout un moindre recours aux emplois saisonniers pour les navigants.

Le conseil a validé par ailleurs le projet de la direction de la SNCM, même si les ambitions initiales sont revues à la baisse. Quatre navires neufs vont être commandés, deux « immédiatement » et deux « à confirmer » en 2016 « sur la base d’un financement non consolidant ». La flotte de la SNCM sera ramenée de 9 à 8 navires pour « un périmètre d'exploitation équivalent au déploiement actuel ».

« Le plan de vie proposé par le directoire a reçu l'aval des actionnaires qui ont souhaité que le calendrier initial soit accéléré dans sa mise en œuvre afin d'obtenir plus rapidement les gains de productivité nécessaire à la pérennité de l'entreprise, indique la direction de la SNCM. Le conseil de surveillance vient ainsi de donner une feuille de route claire qui permet à la SNCM de disposer d'un atout majeur dans la dernière phase des négociations de la DSP de desserte de la Corse, de continuer à gagner des parts de marché et de redevenir rentable dans le cadre de sa volonté de demeurer un armateur de référence en Méditerranée sous pavillon français 1er registre. »

Un message que les syndicats ne lisent pas aussi simplement. Leur préavis de grève illimité est maintenu à compter du 27 juin et il est probable que le départ du Tour de France, en Corse, connaisse quelques perturbations.