La SNCM a des besoins de financement à court terme que ses actionnaires rechignent à satisfaire. La CFE-CGC s'en alarme. (photo Thibaud Teillard)
La SNCM a des besoins de financement à court terme que ses actionnaires rechignent à satisfaire. La CFE-CGC s'en alarme. (photo Thibaud Teillard)

SNCM : la CFE-CGC s’alarme que les actionnaires coupent les vivres

Le match entre Veolia, Transdev, l’État et les salariés de la SNCM vit ces jours-ci un nouveau round. La CFE-CGC dénonce « une possible organisation de la mise en défaillance de la SNCM par le groupe Veolia Environnement » dont le conseil d’administration, le 27 septembre, a refusé de soutenir la SNCM dans ses besoins en financement court terme (la somme de 30 millions d’euros est évoquée, sans confirmation).

Pour le syndicat, ce recul des actionnaires sur les engagements de juin 2013 « remet en question l’accord entre Veolia et la Caisse des dépôts et devrait bloquer la remontée des 66 % de la SNCM détenus par Transdev dans le groupe Veolia Environnement ».

Car parallèlement, Transdev aurait dû, lors de son conseil d’administration du 3 octobre, valider des résolutions respectant ses engagements de juin vis-à-vis du conseil de surveillance de la SNCM. Ce qu’il n’a pas fait. « Les actionnaires sont-ils en train de remettre en cause le projet finalisé sitôt voté par leurs représentants », s’interroge la CFE-CGC.

Le syndicat demande dans l’urgence une réunion à l’Elysée « pour mettre un terme aux discours multiples de l’État », la tenue de la réunion prévue à Marseille avec le ministère des Transports et les représentants de l’Elysée et de Matignon sur le financement des nouveaux navires et « la recherche effective d’un actionnariat définitif en phase avec le projet de la SNCM », incluant les conditions de sortie négociées des actionnaires « privés » actuels.

Un nouveau conseil de surveillance est convoqué à la SNCM le 18 octobre prochain à Paris.