La SNCM joue sa survie d’ici Noël. Un scénario de vente à la découpe est désormais au centre des discussions. (photo Thibaud Teillard)
La SNCM joue sa survie d’ici Noël. Un scénario de vente à la découpe est désormais au centre des discussions. (photo Thibaud Teillard)

SNCM : la CFE-CGC dénonce un « scénario de liquidation appelé par l’entente potentielle » entre Stef et Corsica Ferries

La SNCM « historique » vit-elle ses derniers jours ? C’est le scénario, dit de « discontinuité » en jargon de ce dossier, qui, à l’issue d’une réunion du comité de pilotage des actionnaires à Paris mercredi, est désormais au centre des discussions pour sortir du contentieux avec Bruxelles. En clair, la SNCM serait ramenée à la délégation de service public Marseille-Corse, qui ne nécessite que quatre navires, et le reste (la desserte de la Corse depuis Marseille, Toulon et Nice hors DSP et les lignes Maghreb) serait soit vendu, soit arrêté faute de repreneur.
Après le directeur Corse de la SNCM, Pierre-André Giovannini, ce sont les cadres de la CFE-CGC qui dénoncent une entente souterraine entre Stef, l’actionnaire de la Compagnie méridionale de navigation, le partenaire de la SNCM sur la DSP, et Corsica Ferries, pour se partager les dépouilles de la compagnie.

« Comme nombre d'observateurs et d'élus le constatent, le ministre Cuvillier soutient un plan industriel qui préserve 1 500 emplois, l'avenir de la desserte de la Corse et du Maghreb et l'existence même de la concurrence, alors que tout ou partie de son cabinet et nombre d'interlocuteurs de l'État travaillent à un scénario de liquidation appelé par l'entente potentielle Stef-Corsica Ferries qui supprimerait au moins 1 500 emplois directs sur les 2 000 de la SNCM dans les deux régions, dénonce la CFE-CGC. Le double langage doit cesser. »

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