Frédéric Cuvillier a indiqué le 21 juin qu'avant le plan de sauvetage, la poursuite d'activité n'était pas acquise. (photo Ouest France)
Frédéric Cuvillier a indiqué le 21 juin qu'avant le plan de sauvetage, la poursuite d'activité n'était pas acquise. (photo Ouest France)

SNCM : Cuvillier défend le "plan de sauvetage"

C’est au Bourget, en marge du salon aéronautique, que le ministre délégué aux Transports, à la Pêche et à la Mer, s’est exprimé le vendredi 21 juin, le lendemain de l’annonce du plan de restructuration de la SNCM.

Il a dénoncé les annonces alarmistes faites par certains élus UMP, visant sans le nommer le premier adjoint au maire UMP de Marseille, Roland Blum, qui avait annoncé 800 suppressions de postes et des conséquences considérables pour le port de Marseille.

Selon le ministre, le plan adopté jeudi "permet de poursuivre l'activité, ce qui n'était pas acquis il y a quelques mois, et de sauver l'entreprise. La société doit revenir à l'équilibre, elle doit gagner en productivité, elle doit également adapter sa flotte par de la vente de bateaux et du renouvellement de bateaux. Nous maintenons un effort de flotte de huit navires, un renouvellement de quatre, dont deux d'entre eux immédiatement", a-t-il poursuivi, et le financement de ces nouveaux navires sera, selon lui, décidé par les actionnaires. L'État conservait 25 % du capital, aux côtés des salariés qui détiennent 9 %, Veolia reprenant totalement les 66 % du capital qui étaient juqque là partagés, au sein de Transdev, avec la Caisse des Dépôts. Il a par ailleurs rappelé que ses services préparent un recours contre la décision de la Commission européenne exigeant le remboursement par la SNCM de 220 millions d'euros d'aides publiques, remboursement qui tuerait ce transporteur en concurrence avec Corsica Ferries, qui navigue sous pavillon italien.

Rappelons que, comme l’indiquait le marin dans sa newsletter du 20 juin, la compagnie, qui emploie 2 000 salariés en équivalent temps plein, va perdre 515 postes, 415 en 2014 et une centaine entre 2017 et 2019. Ceci uniquement via départs volontaires et une réduction des renforts saisonniers.

Quatre navires neufs doivent être commandés, deux « immédiatement » et deux « à confirmer » en 2016, tandis que la flotte de la SNCM sera ramenée de 9 à 8 navires pour « un périmètre d'exploitation équivalent au déploiement actuel ».