Le missile de croisière naval doit permettre de frapper dans la profondeur, à partir d'une frégate ou d'un sous-marin, des infrastructures stratégiques situées à terre. (Photo DGA)
Le missile de croisière naval doit permettre de frapper dans la profondeur, à partir d'une frégate ou d'un sous-marin, des infrastructures stratégiques situées à terre. (Photo DGA)

Premier tir de qualification réussi du missile de croisière naval

Le premier tir de qualification du missile de croisière naval s'est déroulé avec succès le lundi 1er juillet sur le site de Biscarrosse (Landes) de la Délégation générale de l'armement (DGA). L’essai simulait un tir à partir d’une frégate sur une cible située à terre.

Outre les objectifs de portée, ce tir devait valider les performances de navigation autonome du missile ainsi que le guidage terminal par reconnaissance infrarouge.

Long de 6,5 mètres pour une masse de 1,4 tonne, dont 500 kg de charge militaire, le missile de croisière naval est dérivé du missile Scalp EG qui arme les avions de l’armée de l’Air et de l’aéronautique navale. Fabriqué par l'industriel européen MBDA, il a été commandé à 200 exemplaires pour les besoins de la Marine nationale.

Le missile de croisière naval équipera les Fremm et les sous-marins Barracuda. D’une portée de 1 000 km et ayant une précision métrique, il permettra à ces bâtiments de frapper dans la profondeur des infrastructures stratégiques depuis les eaux internationales et à distance de sécurité.

La DGA a notifié le marché "missile de croisisère naval" à MBDA fin 2006. Le missilier a confié la centrale inertielle et le récepteur GPS à Thales Avionics, le radioaltimètre à Thales Communications, le turboréacteur à Microturbo et le senseur infrarouge à Selex UK.

En juillet 2012, la Direction générale de l’armement avait procédé avec succès au premier tir représentatif complet d’un missile de croisière naval à partir d’une frégate. Sa mise en service opérationnel est prévue pour 2014 sur la Fremm Aquitaine.