Les navires de MyFerryLink ont bien failli ne plus pouvoir accoster à Douvres. (Photo Alain Simoneau)
Les navires de MyFerryLink ont bien failli ne plus pouvoir accoster à Douvres. (Photo Alain Simoneau)

MyFerryLink peut - encore - débarquer à Douvres

Le tribunal d’appel de la concurrence britannique (CAT) a cassé hier la décision de la Commission de la concurrence (Competition Commission) prise le 6 juin dernier. Celle-ci enjoignait Eurotunnel de cesser toute activité maritime sur le détroit, en interdisant aux navires de MyFerryLink d’accoster à Douvres.

Mais cet arrêt n’est que partie remise. Le CAT a renvoyé le dossier à la Commission de la concurrence, lui demandant de revoir sa copie sur la question de sa compétence. Celle-ci, selon les magistrats, dépendrait de la qualification donnée à la reprise des navires et de l’activité par le couple Eurotunnel - Scop SeaFrance. Ce dernier a-t-il simplement repris les actifs ou s’agit-il véritablement d’une entreprise, questionne la CAT.

Eurotunnel, assurant que « le consommateur est gagnant », la Scop, évoquant « un soulagement », et le ministre des Transports, y voyant « une décision qui préserve l’avenir et les emplois », se sont néanmoins réjouis de cette décision. Le concurrent DFDS, de son côté, regrette cette « nouvelle attente ».

La Scop, créée par les anciens salariés de la compagnie liquidée en janvier 2012 exploite sous la marque MyFerryLink les Berlioz, Rodin et Nord-Pas-de-Calais, les trois navires de la défunte SeaFrance acquis à la barre du tribunal de commerce de Paris. Près de seize mois après ses débuts, MFL a conquis 10 % du marché fret, sur un marché du détroit âprement disputé.