Jacques Gounon, le PDG d'Eurotunnel, a saisi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, pour lui demander "une mission de bons offices". (Photo : DR)
Jacques Gounon, le PDG d'Eurotunnel, a saisi le commissaire européen à la Concurrence, Joaquin Almunia, pour lui demander "une mission de bons offices". (Photo : DR)

MyFerryLink : le PDG d'Eurotunnel souhaite un "gentleman's agreement" avec l'aide de Bruxelles

Le patron d'Eurotunnel, Jacques Gounon, a appelé le vendredi 6 juin Bruxelles à "une mission de bons offices" pour aboutir à un gentleman's agreement avec la Grande-Bretagne sur le dossier MyFerrylink visé par une interdiction d'accoster au port de Douvres.

"Il faut trouver un gentleman's agreement entre les parties", a déclaré Jacques Gounon au micro de BFM Business. "Manuell Valls va aujourd'hui parler à David Cameron de ce sujet en disant que ça n'est pas acceptable pour la France", a-t-il annoncé.

Tout en reconnaissant que le sujet n'était pas du ressort européen, le PDG d'Eurotunnel a indiqué avoir "saisi le commissaire européen à la Concurrence Joaquin Almunia" devant "une telle aberration", pour lui demander "une mission de bons offices".

"Le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Harlem Désir, va pousser ce dossier au niveau européen", a-t-il ajouté.

L'autorité de concurrence britannique (CMA) a confirmé le 20 mai dans une décision préliminaire l'interdiction faite aux ferries de MyFerryLink (groupe Eurotunnel) d'opérer depuis le port de Douvres, principal point d'entrée du trafic transmanche en Grande-Bretagne. Sa décision définitive est attendue mi-juin.

Si l'autorité confirme sa décision, MyFerryLink, qui emploie quelque 600 personnes, devra mettre un terme à sa desserte de Douvres dans les six mois, l'autorité britannique ayant rejeté la demande du concurrent DFDS de réduire cette période de transition à trois mois.

La CMA dénonce une position dominante d'Eurotunnel sur le trafic transmanche après le rachat des actifs de l'ex-SeaFrance loués à MyFerryLink.