MyFerryLink opère trois navires qui ne pourront peut-être plus, très bientôt, accoster à Douvres. (Photo : Alain Simoneau)
MyFerryLink opère trois navires qui ne pourront peut-être plus, très bientôt, accoster à Douvres. (Photo : Alain Simoneau)

MyFerryLink interdite d’opérer depuis Douvres, Eurotunnel et la scop SeaFrance font appel

Comme prévu, la Competition and Markets Authority (CMA) britannique a confirmé, ce vendredi 27 juin, sa décision d’interdire à Eurotunnel l’exploitation, sur la route Calais - Douvres, des trois navires de l’ancienne SeaFrance liquidée.

Eurotunnel, indique la CMA, a six mois pour s’exécuter après notification de la décision. Alasdair Smith, président du groupe des juges instructeurs du dossier, justifie cette décision en expliquant que deux des opérateurs sur la route, DFDS et MyFerryLink, génèrent « des pertes substantielles ». Et, selon lui, cela ne peut qu’aboutir à l’éviction de DFDS, puisque « Eurotunnel finance les pertes courantes de MyFerryLink ».

La CMA veut donc éviter qu’Eurotunnel ne demeure seul concurrent de P[&]O Ferries, oubliant au passage la présence de DFDS sur la route Dunkerque - Douvres, avec plus de la moitié de parts de marché en additionnant tunnel et compagnie maritime.

Eurotunnel et la scop opératrice des trois navires affrétés coque nue feront de nouveau appel de cette décision, motivée un peu différemment de celle de juin 2013, devant le CAT (Competition Appeal Tribunal). Ce dernier avait cassé la première décision de la CC (Competition Commission, que la CMA a absorbé depuis) en décembre dernier, pour incompétence sur un sujet de fusion, douteuse en droit britannique.