L'autorité britannique de la concurrence estime que la possession de navires ferries par le groupe Eurotunnel nuit à la concurrence. Ceux-ci sont, à l'heure actuelle, exploités sous la marque MyFerryLink. (Photo : Éric Houri)
L'autorité britannique de la concurrence estime que la possession de navires ferries par le groupe Eurotunnel nuit à la concurrence. Ceux-ci sont, à l'heure actuelle, exploités sous la marque MyFerryLink. (Photo : Éric Houri)

MyFerryLink : interdiction d’accoster à Douvres confirmée

La Competition and markets authority (CMA), le gendarme britannique de la concurrence, a publié ce 18 septembre son ordonnance définitive concernant le cas Eurotunnel-MyFerryLink. La CMA y confirme de façon particulièrement ferme l’interdiction faite à Groupe Eurotunnel de toucher le port de Douvres avec ses trois navires, directement ou indirectement, avec quelque filiale ou dispositif d’affrètement que ce soit.

La direction de la Scop exploitant les navires en affrètement à Eurotunnel sous la marque MyFerryLink, également propriété d’Eurotunnel, estime que "la CMA n’a pas la compétence juridique au regard du droit des fusions britanniques", et escompte donc toujours que, comme l’année dernière, le tribunal d’appel, le CAT, cassera la décision. L’affaire est plaidée les 24 et 25 novembre à Londres.

De son côté, Groupe Eurotunnel constate "la détermination inébranlable" de la CMA et s’interroge sur "la possibilité de poursuivre cette activité" si le CAT reste également sur ses positions, et renvoie le dossier à la CMA, comme en décembre 2013. Les négociations annuelles avec les clients transporteurs routiers vont bientôt débuter. Dans l’incertitude. Le fret pèse les deux tiers du chiffre d’affaires sur le détroit.