Depuis 2003, les quatre sous-marins canadiens de la classe Victoria n'ont effectué que 1 131 jours de mer. Ici, le "Corner Brook" lors d'une escale en 2010 à New London, aux États-Unis. (Photo US Navy/Steven Myers)
Depuis 2003, les quatre sous-marins canadiens de la classe Victoria n'ont effectué que 1 131 jours de mer. Ici, le "Corner Brook" lors d'une escale en 2010 à New London, aux États-Unis. (Photo US Navy/Steven Myers)

Malgré leurs déboires, le Canada prolonge de cinq ans le contrat d'entretien de ses sous-marins

Le Canada vient de prolonger de 5 ans le contrat de remise en état et d'entretien des quatre sous-marins de la classe Victoria, malgré les déboires accumulés depuis leur acquisition en 1998 auprès du Royaume-Uni. Il est censé garantir à la Marine royale canadienne la disponibilité, en permanence, de trois sous-marins à partir de 2014. Un seul d'entre eux est actuellement opérationnel.

L'acquisition des quatre sous-marins de la classe Victoria, les anciens Upholder britanniques, pour 750 millions de dollars canadiens (584 millions d'euros) avait semblé initialement une bonne affaire. Mais ces quatre sous-marins diesel-électrique ont passé depuis cette date plus de temps à quai ou en essais qu'en patrouille.

Entre 2003, date de leur entrée en service, et fin avril 2013, ils n'ont effectué au total que 1 131 jours de mer, selon un rapport public de la Marine royale canadienne. Dont seulement 783 jours de patrouille.

Le Victoria a été déclaré opérationnel en 2012 mais il était depuis 2005 à quai. Le Chicoutimi est toujours en travaux après l'incendie survenu à bord en 2004 alors qu'il traversait l'Atlantique pour rejoindre le Canada. Il doit reprendre du service fin 2013. Le Corner Brook est indisponible jusqu'en 2016 après avoir heurté le fond de l'océan en juin 2012. Quant au Windsor, qui vient de subir un grand carénage à Halifax, sa remise en service vient d'être repoussée à 2014 en raison de la panne de l'un de ses deux disesel-générateurs.

La prolongation de contrat de 5 ans, notifiée à Babcock Canada Inc, est d'un montant de 531 millions de dollars canadiens (391 millions d'euros). Elle permet de maintenir près de 400 emplois hautement qualifiés, dont plus de 200 dans la seule région d'Esquimalt (côte ouest du Canada) où se trouve le chantier naval Victoria Shipyards, dédié à l'entretien des sous-marins canadiens.