L'"USS Ramage" est l'un des quatre destroyers de la clase Arleigh Burke que les Etats-Unis déploient désormais au large des côtes syriennes. (Photo DR)
L'"USS Ramage" est l'un des quatre destroyers de la clase Arleigh Burke que les Etats-Unis déploient désormais au large des côtes syriennes. (Photo DR)

L’US Navy aligne quatre destroyers lanceurs de Tomahawks non loin de la côte syrienne

La menace de frappes militaires contre le régime de Damas se précise. Dimanche 25 août, Barack Obama et François Hollande ont eu un échange par téléphone – dont les deux présidences ont ensuite rendu compte – sur les réponses possibles de la communauté internationale, alors que l’utilisation de gaz chimiques lors d’une attaque contre les insurgés syriens, le 21 août, est quasi unanimement (à l’exception notable de la Russie) attribuée aux forces de Bachar al-Assad. Le même dimanche, le secrétaire à la Défense américaine, Chuck Hagel, a déclaré que les forces américaines étaient prêtes à intervenir si une telle option était décidée par le président Obama.

L’US Navy aligne depuis le lundi 26 août pas moins de quatre destroyers lance-missiles, les Gravely, Barry, Mahan et Ramage, qui sont tous les quatre des destroyers lance-missiles de type Arleigh Burke dotés à la fois d’une forte capacité antiaérienne et de la capacité de frappe sur la terre à distance via les Tomahawks.

Le porte-avions USS Harry Truman, quant à lui, a quitté la Méditerranée et rejoint la mer Rouge par Suez, ses avions restant à portée de frappe sur la Syrie. L’US Air Force dispose également de F-16 en Jordanie et en Turquie.

Côté français, le Charles de Gaulle est à Toulon, opérationnel, tandis que des Rafale et Mirage sont positionnés aux Émirats arabes unis. Le Royaume-Uni, dont le premier ministre David Cameron a abrégé ses vacances, dispose vraisemblablement d’un sous-marin de type Astute (disposant à la fois de torpilles, de missiles mer-mer et d’une capacité à tirer des Tomahawks) en Méditerranée.

Le porte-parole de la Marine nationale, le capitaine de vaisseau Philippe Ebanga, a précisé hier à l’AFP que la marine française est présente en permanence en Méditerranée et que la tension autour de la Syrie n’a pas modifié à ce jour sa posture dans cette zone.