Les chantiers espagnols sont très inquiets de la décision de Bruxelles sur les aides d’État attendue le 17 juillet.
Les chantiers espagnols sont très inquiets de la décision de Bruxelles sur les aides d’État attendue le 17 juillet.

Les chantiers espagnols s’inquiètent de devoir rembourser les aides publiques

Pymar, l’association qui regroupe les chantiers navals espagnols, s’inquiète de devoir rembourser les 3 milliards d’euros aides d'État reçues entre 2005 et 2011. « Il n'y a pas le moindre doute que cela sera la fin de l'industrie navale privée en Espagne », a assuré le 27 juin Alvaro Platero, président de Pymar, qui représente les 19 chantiers navals privés du pays.

87 000 emplois dans les chantiers et la filière sont concernés.

« Il y a un problème d'aides d'État, pas seulement en Espagne mais aussi dans d'autres pays et cela implique l’obligation de rembourser», a reconnu deux jours plus tôt le commissaire européen à la Concurrence, l’espagnol Joaquin Almunia, lors d'une rencontre organisée à Madrid.

Joaquin Almunia doit remettre une proposition pour permettre à la Commission de prendre sa décision le 17 juillet.

Tout en jugeant ces aides illégales, il a indiqué que les chantiers ne seraient pas obligés de rembourser, contrairement aux investisseurs qui ont financé l'achat de navires grâce à ces aides, et aux armateurs.

Une véritable tromperie pour Pymar car ceux qui seront obligés de rembourser les aides se retourneront vers les chantiers navals.

L'association affirme que six chantiers navals ont déjà fermé en Espagne ces deux dernières années et que le secteur a perdu des contrats pour 50 navires, en raison de l'insécurité juridique créée par l'enquête de la Commission.

Dans une année normale, le secteur signe des contrats pour 300 000 tonneaux de jauge brute (tjb) et une valeur de 2 milliards d'euros, mais ceux-ci n'ont représenté que 21 800 tjb en 2011 et 30 000 en 2012, selon Pymar.

Au premier trimestre 2013, les chantiers navals ont signé des contrats pour 3 450 tjb seulement, selon Pymar.