Le Panamá est le premier pavillon mondial. L’État a engagé des réformes internes pour que de telles fraudes ne se reproduisent pas. (Photo Marc Ottini)
Le Panamá est le premier pavillon mondial. L’État a engagé des réformes internes pour que de telles fraudes ne se reproduisent pas. (Photo Marc Ottini)

Le Panamá épinglé pour de faux certificats d’officiers

Le MBAI, l’équivalent britannique du BEAmer français, a levé un joli lièvre en mettant à jour l’existence d’une organisation internationale frauduleuse basée à Panamá pour la délivrance de faux certificats de compétences d’officiers.

Le pot aux roses a été révélé à la suite du naufrage du porte-conteneurs feeder Coastal Isle exploité par la compagnie turque Pasa International. Ce navire de 89 mètres de long s’était échoué dans la nuit du 1er au 2 juillet 2012, sur les côtes de l’île écossaise de Bute. La veille à la passerelle avait été abandonnée durant 2 heures 40 par le second capitaine de nationalité turque, au prétexte de maux d’estomac.

Vérifications faites, les enquêteurs britanniques ont découvert que son certificat de compétences SWTC II/3, estampillé par l’administration panaméenne, ainsi que celui d’un deuxième officier également turc étaient des faux établis en Turquie à partir de complicités au Panamá, jusque dans les rangs de l’administration maritime du pays.

Ni Antigua et Barbuda, État du pavillon du Coastal Isle, ni la direction de la compagnie n’avaient cherché à demander les certificats originaux, ce qui leur a valu un sérieux rappel à l’ordre de la part du MBAI.

Premier pavillon mondial avec 21 % de la flotte marchande, Panamá a réagi en annulant les dits certificats et engagé des réformes internes pour déjouer ce type de fraude.