La SNCM va déposer son bilan lundi 3 novembre devant le tribunal de commerce de Marseille. (photo Thibaud Teillard)
La SNCM va déposer son bilan lundi 3 novembre devant le tribunal de commerce de Marseille. (photo Thibaud Teillard)

La SNCM va déposer son bilan lundi sous la pression de l'actionnaire Transdev

Sans surprise, le conseil de surveillance de la SNCM réuni hier matin 31 octobre à Paris a ouvert la voie au dépôt de bilan par le moyen révélé dès début septembre par le marin.

Dans un communiqué publié à son issue, l’actionnaire à 66 % Transdev a indiqué avoir "rendu exigibles ses créances détenues sur la compagnie, à effet du 3 novembre, étant entendu que ces sommes pourront être mises à disposition des organes de la procédure dans le cadre du redressement judiciaire".

La SNCM ne dispose pas des 117 millions d'euros (103 millions réclamés par Transdev et 14 par sa maison mère Veolia) que représentent ces prêts à court terme validés le 27 juin avec comme échéance juin 2015. Face à cette situation de cessation de paiement, le président du directoire de la SNCM, Olivier Diehl, déposera donc le bilan lundi 3 novembre devant le tribunal de commerce de Marseille, à l’issue du comité d’entreprise suspendu le 29 octobre et qui doit reprendre à 9 h.

Transdev dit assurer que "tout ce qu'il entreprend, aujourd'hui comme hier, en tant qu'actionnaire majoritaire, vise à empêcher la disparition pure et simple de la SNCM, de l'ensemble de ses activités et de ses emplois".

Une affirmation que ne partage pas les syndicats, c’est le moins que l’on puisse dire. "Les actionnaires Transdev et Veolia placent délibérément leur filiale dans une position de cessation de paiement organisée alors que la SNCM dispose actuellement de 35 millions d’euros disponibles en banque et possède un actif naval évalué à dire d’expert avant saison à 220 millions d’euros, résume la CFE-CGC. Transdev prend aujourd’hui cette décision en toute connaissance des risques largement mis en évidence le 28 octobre en préfecture avec en premier chef la non-transmissibilité de l’actuel contrat de DSP Marseille-Corse valide jusqu’en 2023."