Le BPC "Vladivostok" à quai à Saint-Nazaire, fin août. (Photo : Éric Houri)
Le BPC "Vladivostok" à quai à Saint-Nazaire, fin août. (Photo : Éric Houri)

La Russie se dit capable de construire elle-même l'équivalent des BPC

La Russie est en mesure de mettre en place sa propre production de bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral, a annoncé, le lundi 8 septembre, le ministre russe de l'Industrie, Denis Mantourov, dans une interview à la chaîne de télévision Rossiya 24.

La suspension de la livraison de deux BPC à la Russie annoncée la semaine dernière par le président français François Hollande "n'apportera aucun changement à la doctrine militaire russe", a indiqué Denis Mantourov.

"Ce qui est particulièrement regrettable, c'est que nous avons construit des infrastructures adaptées à ce type de navires. Cependant, si nous recevons la mission de construire des bâtiments similaires, nous pourrons le faire", a déclaré le ministre, précisant que "les équipements du navire et son système de navigation [étaient] russes".

Le président de la Compagnie unifiée de construction navale (OSK), Alexeï Rakhmanov, a pour sa part déclaré que la non-exécution du contrat par la France ne ferait pas subir de pertes importantes à l'OSK.

La présidence de la République française a annoncé, le mercredi 3 septembre, à la suite d'une réunion du Conseil restreint de défense, que les conditions pour la livraison du premier BPC de type Mistral à la Russie n'étaient pas réunies compte tenu de la situation en Ukraine.

Les autorités françaises ont jusqu'ici affirmé que les sanctions américaines et européennes contre Moscou sur fond de crise en Ukraine n'empêcheraient pas Paris d'honorer son contrat de 1,2 milliard d'euros prévoyant la livraison de deux BPC de classe Mistral à la Russie.