Les navires de MyFerryLink sont menacés d'une interdiction d'accostage à Douvres. Leur propriétaire, Eurotunnel, demande à la Commission européenne d’engager " d’urgence une procédure d’infraction " à la législation européenne.(Photo Éric Houri)
Les navires de MyFerryLink sont menacés d'une interdiction d'accostage à Douvres. Leur propriétaire, Eurotunnel, demande à la Commission européenne d’engager " d’urgence une procédure d’infraction " à la législation européenne.(Photo Éric Houri)

Ferries interdits d'accostage à Douvres : Eurotunnel saisit la Commission européenne

Jacques Gounon, le PDG du groupe Eurotunnel, a écrit le 19 juin au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour lui demander d’engager "d’urgence une procédure d’infraction" à la législation européenne à l’encontre des conclusions de la commission de la concurrence britannique tendant à interdire l'accostage à Douvres des trois navires alignés sur le détroit sous la marque MyFerryLink.

Jacques Gounon estime que " la différence de traitement " entre les autorités de la concurrence française et britannique introduit " une distorsion de la concurrence " sur le marché, au détriment du groupe Eurotunnel. La Commission, écrit-il, a " la possibilité (et le devoir) de consulter les États membres " sous l’égide de l’article 116 du traité, pour " trouver une solution " à cette distorsion.

Jacques Gounon argumente au nom de la liberté d’établissement de prestation de services (article 56 du traité), de l’obligation de coordonner les stratégies de l’emploi (articles 145 et 151), et les stratégies pour atteindre les objectifs communs de l’Union (articles 120 et 5).

Parallèlement, le groupe Eurotunnel fait appel auprès du UK Competition Appeal Tribunal.