Les représentants de Lockheed Martin et de leur client, le groupe de tourisme chinois Reignwood, entourent le secrétaire d'État américain John Kerry. (DR)
Les représentants de Lockheed Martin et de leur client, le groupe de tourisme chinois Reignwood, entourent le secrétaire d'État américain John Kerry. (DR)

Énergie thermique des mers : Lockheed Martin signe un contrat en Chine

Le géant américain Lockheed Martin (47 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2012, essentiellement dans l’aéronautique et la défense) a annoncé le 13 avril avoir signé un contrat pour la construction d’une centrale ETM (le sigle anglais est Otec, pour « ocean thermal energy conversion ») avec le groupe chinois Reignwood (présent notamment dans le tourisme).

Il s’agit de construire une centrale d’une capacité de 10 megawatts (l’équivalent de deux éoliennes marines de dernière génération) au large de la Chine. Elle doit fournir l’intégralité de la consommation électrique d’une station balnéaire créée par Reignwood.

L’accord pourrait ensuite donner lieu à la production de plusieurs autres centrales ETM d’une capacité allant de 10 à 100 mégawatts, pour un montant de plusieurs milliards de dollars.

Le contrat a été signé en présence de John Kerry, nouveau secrétaire d’État américain (chargé des Affaires étrangères), qui effectuait son premier voyage officiel à ce poste en Chine. Il y a annoncé un partenariat entre la Chine et les Etats-Unis pour lutter contre le changement climatique.

Le principe de la centrale ETM (ou Otec) est de produire de l’électricité à partir de grandes turbines actionnées par un gaz transformé en vapeur lorsqu’il se réchauffe grâce à la chaleur de l’eau de surface, pour ensuite être refroidi grâce à la fraîcheur de l’eau pompée à 1000 mètres de profondeur.

Le groupe français DCNS est l'un des rares autres industriels dans le monde à miser sur cette technologie dont les principes de base avaient été validés par des physiciens français, dont Georges Claude, créateur d'Air Liquide, au début du XXe siècle. Le projet de DCNS en Martinique subit cependant du retard faute de crédits publics disponibles.