Déjà associé à EDF EN à Fécamp et Courseulles, WPD nourrissait de gros espoirs en Vendée. (carte : WPD)
Déjà associé à EDF EN à Fécamp et Courseulles, WPD nourrissait de gros espoirs en Vendée. (carte : WPD)

Deuxième appel d’offres éolien : le recours de WPD n’a pas été examiné au fond

Le groupe WPD avait contesté en référé devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise l’attribution des parcs éoliens offshore du Tréport et de Vendée au consortium mené par GDF Suez. Mais celui-ci a refusé d’examiner le dossier au fond.

La filiale française du groupe, WPD Offshore France, était associée à EDF Énergies nouvelles dans ces deux dossiers. Mais c’est bien la maison-mère qui avait initié, le 15 mai, une procédure de référé. Elle visait à « comprendre la notation de la commission de régulation de l’énergie (Cré) », qui avait recommandé au gouvernement le choix du consortium associant GDF Suez (47 %), le portugais EDPR (43 %) et Neoen Marine (10 %), avec des turbines Areva.

Pour WPD, il s’agissait de s’assurer que « l’analyse des dossiers avait bien été strictement réalisée au vu des critères du cahier des charges ». Le groupe a émis des doutes sur « la fiabilité technique et économique » du projet du consortium vainqueur, notamment par le choix annoncé de fondations de type jacket, « incompatible avec le site » selon lui.

« Malheureusement, explique le communiqué de WPD, à l’issue d’une audience publique particulièrement débattue, le tribunal administratif (…) a pour l’essentiel estimé que les engagements pris par les candidats et acceptés par l’État n’aboutissaient pas à la conclusion d’un contrat, condition nécessaire dans le cadre d’un tel référé. Il ne s’est donc pas prononcé sur le fond du dossier. »