Les petites unités de Loire-Atlantique préfèrent voir les gros pélagiques turballais au large ou, comme ici, à Lorient. (archives Lionel Flageul).
Les petites unités de Loire-Atlantique préfèrent voir les gros pélagiques turballais au large ou, comme ici, à Lorient. (archives Lionel Flageul).

Des côtiers de Loire-Atlantique se plaignent des pélagiques

La plate-forme de la petite pêche artisanale française part en campagne contre les chalutiers pélagiques turballais. Elle relaie les inquiétudes de plusieurs patrons de petites unités de pêche du Croisic, de La Turballe et de Saint-Nazaire, qui se disent « victimes de ces navires de forte capacité qui effectuent un véritable pillage systématique des espèces côtières ».

Selon le communiqué, posté de Paris le mercredi 17 juillet, ils se voient « contraints et forcés de partager la même bande côtière depuis quinze jours ». Avec comme résultat, selon eux, des captures qui ont diminué de moitié.

Selon la plate-forme de la pêtite pêche artisanale, créée en juin 2012 avec le soutien de Greenpeace et du WWF, toutes les catégories de petits côtiers sont touchées : ligneurs, fileyeurs, caseyeurs, mais aussi chalutiers et petits chalutiers pélagiques. Considérant que leur « avenir est fortement en péril », ils demandent qu’un « consensus soit trouvé très rapidement afin de permettre à tous les bateaux de pouvoir continuer à exister », en faisant en sorte que les plus gros pélagiques rejoignent le large.