L’enquête Life vise à recenser la pêche à pied de loisir au niveau européen et à sensibiliser au respect de la ressource. (Photo : Ingrid Godard)
L’enquête Life vise à recenser la pêche à pied de loisir au niveau européen et à sensibiliser au respect de la ressource. (Photo : Ingrid Godard)

Côte d’Opale : les pêcheurs de loisir refusent d’être sondés

Les pêcheurs de loisir de la Côte d’Opale s’estiment mal écoutés et veulent marquer le coup en refusant de participer à l’enquête sur la pêche à pied menée dans le cadre du programme européen Life. C’est la consigne passée à leurs adhérents, le samedi 13 septembre, par Fabrice Gosselin, de l’Association de défense des pêcheurs à pied de la Côte d’Opale, et Dominique Viard, du comité régional des pêches de loisir en mer.

Ils relaient ainsi le refus de la Fédération nationale des pêcheurs plaisanciers et sportifs de France (FNPPSF) de participer aux comptages du programme life, depuis le départ. « Ces comptages sont extrêmement coûteux, inutiles et discutables par la méthode de surveillance aux jumelles des pêcheurs à pied », souligne Jean Kiffer, président de la FNPPSF. La fédération participe par contre toujours à deux autres volets de ce programme : la sensibilisation aux bonnes pratiques et le suivi de la ressource. « On arrive à presque un million de plaquettes distribuées, et on a mis en place un suivi notamment de la palourde sur plusieurs sites. »

Du côté de la Côte d’Opale, Fabrice Gosselin déplore que les pêcheurs à pied ne soient pas plus écoutés. Son organisation a notamment déposé un dossier au parc marin il y a un an pour un projet de gestion du cormoran « qui pille la ressource ». Le sujet progresse puisque ce mercredi 17 septembre est paru au Journal officiel un arrêté fixant des quotas de tir de cormorans par département. Il autorise ainsi le tir de 390 cormorans entre le Pas-de-Calais et la Somme. Mais sur ce sujet comme d’autres (poissons migrateurs, prédation des phoques…), Fabrice Gosselin accuse le parc marin de ralentir le travail et menace de protester lors du prochain comité de gestion du parc marin à Merlimont le 30 octobre.

Dominique Viard conteste cependant la légitimité de Fabrice Gosselin à s'exprimer sur ces sujets : voir la réaction qu'il nous a fait parvenir.