Les négociations de DSP reprennent avec le seul duo SNCM/Méridionale. (photo Thibaud Teillard)
Les négociations de DSP reprennent avec le seul duo SNCM/Méridionale. (photo Thibaud Teillard)

Corse : les négociations reprennent avec le seul duo SNCM/Méridionale

L’Assemblée de Corse, après de longs débats, a validé le 7 juin le rapport de l’Exécutif mettant un terme au projet de délégation de service public négocié depuis janvier avec le duo SNCM/Méridionale. En cause ? Une offre qui dépasse de 3 millions d’euros le budget de l’Office des transports de la Corse (107 millions d’euros de subvention par an pour 7 navires).

Les négociations vont reprendre avec ce seul duo mais il n’y a plus de montant de subvention fixé. Ce qui signifie que les candidats vont devoir faire davantage d’efforts financiers. Corsica Ferries est écarté pour son offre jugée inadaptée en termes de flotte et de ports desservis. Il n’est donc pas impossible que la compagnie bastiaise engage un recours devant cette décision.

Le nouveau contrat de DSP doit être signé avant fin septembre au plus tard pour qu’il puisse entrer en application le 1er janvier pour 10 ans.

Lors du débat à l’Assemblée de Corse, le président de l’Exécutif Paul Giacobbi s’est vu reprocher d’avoir annoncé publiquement (à l’Assemblée nationale) en mai l’échec des négociations de DSP. « Je l'ai fait pour que l'État soit mis devant ses responsabilités. Il faut résoudre le problème social de la SNCM, ce n'est pas à nous de le faire."

Paul Giacobbi a évoqué aussi la condamnation européenne, épée de Damoclès sur la SNCM : « J’ai dit à l'État qui veut faire un recours contre cette décision de la Commission : vous perdrez, il n'y aura pas de suspension. Véolia, l'actionnaire de la SNCM, doit rembourser 220 millions à la collectivité territoriale de Corse. On ne va pas exiger cette somme pour ne pas mettre la SNCM en difficulté. Mais nous allons demander des comptes sur le passé."

Allusion à la commission d'enquête parlementaire sur la privatisation de la SNCM en 2005, demandée par Paul Giacobbi et dont l’Assemblée nationale doit décider la validité ce 12 juin.