Quelque 1 000 navires œuvrent sous licence dans la zone de la COI, des thoniers et crevettiers notamment. (Photo: DR)
Quelque 1 000 navires œuvrent sous licence dans la zone de la COI, des thoniers et crevettiers notamment. (Photo: DR)

CLS équipera Maurice et Madagascar pour surveiller les pêches

La commission de l’océan Indien a choisi la société française CLS pour mettre en place un système de gestion des pêches par satellite.

La COI rassemble la France (au titre de La Réunion et de Mayotte), les Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles. Son siège est à Maurice, où CLS installera le centre régional de surveillance des pêches. Celui-ci permettra de surveiller les activités de près de 1 000 bateaux œuvrant sous licence (thoniers et crevettiers notamment). Le contrat prévoit aussi la mise à niveau du centre national de Madagascar.

CLS doit mettre en place un système d’information régional d’échanges permanents des positions des bateaux de pêche (données VMS – Vessel Monitoring System). L’entreprise toulousaine a aussi été sollicitée pour détecter par satellite radar les activités de pêche illégale, le territoire maritime de la COI étant très vaste.

CLS, qui a été choisi en 2013 par l’Indonésie pour sa vaste ZEE, avait aussi mis en place un système de lutte contre la pêche illégale autour des Kerguelen, pour le compte du Cross Réunion.

Créée en 1986 par le Cnes (Centre national d’études spatiales) et l’Ifremer, CLS (pour Collecte localisation satellites) est connue pour avoir mis au point le système de positionnement par satellite Argos. Elle emploie 490 salariés, avec quatre activités : localisation et collecte de données, océanographie spatiale, applications radar et géolocalisation de mobiles.

En novembre 2013, la société a vu arriver à son capital un poids lourd de la finance, Ardian. Avec 30 % du capital, l’ex-Axa Private Equity est le deuxième actionnaire après le Cnes.