Le SNLE "Le Terrible" de retour de patrouille dans sa base de l'Ile Longue. (Photo Marine nationale)
Le SNLE "Le Terrible" de retour de patrouille dans sa base de l'Ile Longue. (Photo Marine nationale)

Sécurité de la base de sous-marins de l'Ile Longue : Le Drian demande "une enquête approfondie"

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a demandé une "enquête approfondie sur la sécurité" du site de l'Ile longue après la publication par le journal Le Télégramme d'une enquête affirmant que la base des sous-marins nucléaires, en rade de Brest, présente "de nombreuses failles de sécurité".

Cette "enquête approfondie sur la sécurité terrestre, maritime et aérienne de l'Ile Longue" a été confiée à l'inspection générale des armées, a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense, Pierre Bayle, lors d'une conférence de presse convoquée mardi midi.

"Je tiens à rassurer tous ceux qui craindraient pour la sécurité de notre dissuasion, celle-ci n'est pas en défaut", a aussi déclaré M. Bayle lors de ce point presse rapidement mis sur pied après les révélations du Télégramme.

Dans son édition du mardi 11 juin, le quotidien breton souligne notamment que sur la base, il n'y a "pas de système de contrôle biométrique, qui offre pourtant une incomparable garantie d'authentification grâce à la reconnaissance digitale et/ou de l'iris de l'oeil ".

L'identification des personnels autorisés à y pénétrer " s'effectue au moyen de badges nominatifs équipés d'une simple bande magnétique (très facilement copiable) et d'une photo ", explique le journaliste qui signe l'enquête, Hervé Chambonnière, en ajoutant que "ces badges ne permettent pas non plus de tracer leurs porteurs, et notamment de savoir s'ils ont bien quitté la base en fin de journée".

Quant aux véhicules, le sésame consiste en "un vulgaire morceau de feuille de papier blanc, où figurent quelques informations basiques". L'Ile Longue sert de base aux quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de la force de dissuasion.