Arnaud Leroy, député chargé de la mission sur la compétitivité des services maritimes, plaide pour une extension de la loi de 1992. (DR)
Arnaud Leroy, député chargé de la mission sur la compétitivité des services maritimes, plaide pour une extension de la loi de 1992. (DR)

Arnaud Leroy défend l’importance « vitale » du transport d’hydrocarbures sous pavillon français

Aux fonctionnaires du comité technique le soin de mettre en musique les orientations. Mais aux politiques de définir ces orientations. Dans une tribune adressée au marin, c’est ce que rappelle le député (PS) Arnaud Leroy, responsable d’une mission parlementaire sur la compétitivité des services maritimes, qui lui a été confiée par le Premier ministre. Ce jeune député (37 ans), fonctionnaire à l’agence européenne de sécurité maritime en disponibilité, dirige donc avec l’aide de Martine Bonny (ancienne directrice des ports de Rouen et Dunkerque) et Georges Tourret (administrateur général des Affaires maritimes (2S), président de l’IMP et ancien président du Beamer) une mission au spectre très large destinée à donner un nouvel élan à la marine marchande française.

Sa mission doit normalement rendre son rapport le 30 juin. Tout comme le comité technique, composé de hauts fonctionnaires, qui planche sur la réforme de la loi de 1992. De par l’érosion du raffinage français (dont la capacité définit actuellement le nombre de pétroliers transporteurs de brut devant être pavillonnés en France) et la disparition du GIE fiscal, cette flotte pourrait passer de 16 en 2007 à 6 d’ici peu. Tandis que la flotte de product tankers subit, elle, les coupes claires de Maersk.

Pour le député des Français de l’étranger (5e circonscription), pas question de continuer à laisser s’effilocher une filière « vitale » qui a historiquement « façonné » la marine marchande française et dont la masse critique doit rester suffisante pour irriguer tous les autres secteurs d’activité du monde maritime.

Rappelons qu’Armateurs de France plaide pour que l’obligation de pavillonner une partie de la flotte française soit étendue non seulement aux raffinés mais aussi au GNL et au charbon.