Le recours à un acier à haute élasticité suscite une interrogation sur tous les sister-ships du "Mol Comfort". (DR)
Le recours à un acier à haute élasticité suscite une interrogation sur tous les sister-ships du "Mol Comfort". (DR)

Après l’accident du « Mol Comfort », Robin des Bois demande la saisie des porte-conteneurs du même type

L’accident du Mol Comfort, qui s’est brisé en deux le 17 juin alors qu’il se trouvait à 200 milles au large du Yémen, continue de susciter les interrogations. Ce navire de 8 110 EVP et 316 mètres de long, construit par Mistubishi, n’a que 5 ans. Est-ce le recours à un nouvel alliage d’acier, le YP47, censé être doté d’une haute limite d’élasticité, qui expliquerait la faille qui s’est formée dan sa structure, entraînant peu à peu la rupture totale de la coque en deux moitiés ?

Pour l’association Robin des Bois, en tout cas, tant que l’on n’a pas répondu à ces questions, on ne peut laisser naviguer ses sister-ships. Jacky Bonnemains, président de l’ONG, adresse une lettre ouverte en ce sens aux responsables politiques et économiques concernés de par le monde par cette affaire. Il rappelle que dans le transport aérien « il suffit d’un incident survenu sur un avion récent pour que la série entière soit immobilisée aussi longtemps que la cause n’est pas identifiée et que les mesures de remédiation ne sont pas mises en œuvre ». Il demande donc que soient immédiatement bloqués ses cinq sister-ships dans les ports ou pour ceux qui sont en haute mer, qu’on leur interdise l’accès à la zone économique exclusive.