La Commission de la concurrence britannique a interdit en juin 2013 aux trois navires exploités par MyFerryLink de toucher Douvres, tant que les navires sont propriété d’Eurotunnel. (Photo Marc Ottini).
La Commission de la concurrence britannique a interdit en juin 2013 aux trois navires exploités par MyFerryLink de toucher Douvres, tant que les navires sont propriété d’Eurotunnel. (Photo Marc Ottini).

Accès de MyFerryLink à Douvres : verdict attendu le 4 décembre

Les autorités britanniques ont annoncé qu'elles diraient le mercredi 4 décembre si elles confirment ou non l'interdiction de l'exploitation des bateaux de la compagnie maritime française MyFerryLink, ex-SeaFrance, au départ du port de Douvres.

La chambre d'appel de la concurrence britannique a indiqué sur son site internet que son jugement serait rendu à cette date dans cette affaire.

La Commission de la concurrence avait décidé le 6 juin dernier d'interdire l'exploitation des ferries de la compagnie SeaFrance, reprise en juin 2012 par Eurotunnel et rebaptisée MyFerryLink, au départ du port britannique de Douvres, afin d'éviter une augmentation des tarifs.

Elle estimait qu'en cumulant un service de ferries avec la gestion du tunnel sous la Manche, Eurotunnel pourrait s'emparer de plus de la moitié du marché des liaisons transmanche et ainsi faire grimper les prix. Elle avait sommé Eurotunnel de vendre deux de ses trois plus gros navires afin d'éviter que cette interdiction ne prenne effet.

Eurotunnel et la société coopérative et participative (Scop) MyFerryLink, qui assure l'exploitation des bateaux, avaient fait appel de cette décision.
MyFerryLink, qui avait plaidé sa cause en septembre devant la chambre d'appel, avait insisté sur le fait qu'elle constitue une société bien distincte d'Eurotunnel.